#Changer de regard

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ADSF : Agir pour la santé des femmes

Pour AÉSIO mutuelle, la santé doit être assurée à toutes les femmes, quel que soit leur situation économique ou parcours de vie. C’est pourquoi nous avons souhaité mettre en lumière les actions de l’association ADSF, qui font échos à nos valeurs de solidarité et de proximité.
Femmes, réunion ADSF. photo Vincent Jarousseau

 © photo Vincent Jarousseau

La création de l'association

L’ADSF – Agir pour la Santé des Femmes a été créée en 2001 par le Docteur Bernard Guillon et 11 autres membres fondateurs de diverses professions (médecins, gynécologues, sages-femmes, journalistes) issus de l’action humanitaire pour répondre initialement à un désintérêt de la santé de genre et un déficit des acteurs spécifiques dans le champ de la santé des femmes en situation de vulnérabilité et/ou de précarité.

Association loi 1901, l’objectif de l’association est d’améliorer la prise en charge et l’état de santé globale des femmes les plus précaires (les femmes sans-abri, sans domicile fixe, isolées, victimes de violences ou victimes de traite d’êtres humains), qui sont les plus éloignées du système de santé de droit commun. Pour cela, l’association organise des actions favorisant un accès à des soins adaptés à leur genre et à leur parcours de vie.

Pour une amélioration de la prise en charge globale de la santé des femmes, l’ADSF travaille en réseau et en co-construisant ses actions avec les acteurs de l’aide et la veille médico-sociale et sanitaire.

La démarche de l’ADSF est basée sur le principe d’action du "aller vers" les femmes en situation de vulnérabilité et/ou précarité pour mieux les accueillir, les accompagner et les orienter pour améliorer leur état de santé global.

Pour répondre aux besoins spécifiques de ces femmes, l’ADSF agit sur le terrain grâce à ses équipes mobiles salariées et bénévoles composées de sages-femmes, de médecins, de psychologues clinicien·ne·s, de travailleur·euse·s sociaux ou encore de femmes “Repaire” et citoyen·ne·s sensibilisé·e·s à la médiation en santé.

Enfin, l’association propose des lieux d’accueil de jour dans le 18ème arrondissement de Paris, à Saint-Ouen et Barbès : ils accueillent chaque jour des femmes en situation de grande exclusion, afin d’évaluer et comprendre leurs besoins en santé grâce à des entretiens médico-psychologiques et sociaux, et de les orienter vers les structures adaptées.
C'est aussi un lieu où elles peuvent venir spontanément, seules ou avec leurs enfants, pour se reposer, prendre une douche, cuisiner ou venir chercher des vêtements ou un kit d'hygiène.

Découvrez les portraits de ces femmes

Diénéba, Céline, Isabelle, Carine, Adama... mises en lumière par Vincent Jarousseau. Ces femmes inspirantes – membres, bénévoles et professionnelles de l’ADSF – ont accepté la présence de l’appareil photo de l’artiste et lui ont fait confiance pour lui parler de leur expérience et du rôle de l’association dans leur vie.

L’œil de Vincent Jarousseau

Vincent Jarousseau est un photographe documentariste indépendant spécialisé sur les sujets sociétaux. Il réalise régulièrement des reportages photo pour AÉSIO mutuelle dans le cadre du fil rouge #HistoiresDeLiens, qui vise à promouvoir des causes de santé publique avec une grande bienveillance.
 

La santé précaire : un combat pour AÉSIO

Aujourd’hui en France, les emplois précaires concernent majoritairement des femmes. Beaucoup se retrouvent dans des situations sociales difficiles en tant que mères isolées ou devant vivre avec de bas revenus.

Pour AÉSIO mutuelle, la santé doit être assurée à toutes les femmes, quel que soit leur situation économique ou parcours de vie. C’est pourquoi nous avons souhaité mettre en lumière les actions de l’association Agir pour la Santé Des femmes qui font échos aux valeurs de solidarité et de proximité de notre mutuelle.

L’engagement d’AÉSIO mutuelle auprès des plus vulnérables se traduit ainsi de différentes manières :

  • en identifiant des besoins et des solutions adaptées pour favoriser l’accès à la santé des femmes en situation de grande précarité ;
  • en contribuant à déstigmatiser ces femmes en donnant la parole aux personnes concernées, bénévoles, salariées et bénéficiaires.

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Dans le cadre des combats menés par l’ADSF, nous souhaitions vous parler d’un combat parallèle : celui mené pour les femmes et les filles qui subissent des violences, chaque jour.

#Orangezlemonde !

16 jours. 16 jours vont s’écouler entre la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre et le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’Homme. Chaque année, ces 16 jours sont autant de journées d’activisme pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles du monde entier.

Cette violence fondée sur le genre arbore différents visages :

  • la violence d'un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
  • la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
  • le trafic d'êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle) ;
  • la mutilation génitale féminine ;
  • le mariage précoce.
"Ce qu'elle veut dire quand elle dit NON : non"

Cette violence sexiste n’est pas inévitable.

Il faut éduquer. Sensibiliser le public. Entendre – pas seulement écouter – et croire celles qui ont été victimes de ces violences !

Alors, comme chaque année, l'ONU colore le monde en orange : la couleur choisie pour représenter un avenir sans violence contre les femmes et les filles.