Transcription du podcast : Vivre avec l’hypothyroïdie : témoignages de Fatima et Isabelle
Épisode 14 - Vivre avec l’hypothyroïdie : témoignages de Fatima et Isabelle
00:00:02 Fatima
C'est surtout le sentiment de ne pas avoir été comprise par les médecins. Malgré le traitement, je me plaignais toujours de mes symptômes et je n'avais aucun retour des médecins. Pour eux, c'était dans la tête alors que ça ne l'était pas du tout.
00:00:16 Présentateur
Maladies chroniques au féminin : en parler sans tabou. Le podcast qui libère la parole des femmes et éclaire la face cachée des maladies chroniques. Aézio Mutuelle a voulu recueillir le témoignage de ces femmes courageuses, trop souvent murées dans le silence par crainte de gêner, de paraître faible ou d'inquiéter leur entourage. Aujourd'hui, elles nous disent tout. Leur quotidien, leur intimité, leur combat, sans tabou. L'hypothyroïdie rythme le quotidien d'Isabelle et de Fatima. Âgée de 53 ans, Isabelle est mère de jumelles de 20 ans et vit à Paris, où elle exerce comme conseillère bien-être. Elle a découvert sa maladie en 2010. Fatima, 45 ans, est mariée et mère de 4 enfants. Installée à Lille, elle est naturopathe, spécialisée dans l'accompagnement des personnes atteintes d'hypothyroïdie. Son diagnostic a été posé en 2012. Isabelle nous raconte l'arrivée de la maladie.
00:01:18 Isabelle
Alors moi, ça a commencé en 2010 où en fait, j'ai été prise de grosse fatigue. Et puis je faisais des rhumes et des sinusites à répétition. Donc j'étais suivie par une homéopathe en parallèle de mon généraliste qui a creusé un petit peu. Et donc on a fait des analyses. Et puis là, les analyses ont montré des choses que je ne comprenais pas trop. Donc elle m'a dit "Il faut aller voir le généraliste qui va vous faire d'autres analyses un peu plus poussées." Et de fil en aiguille, il m'a envoyée vers l'endocrino. Pour moi, c'était quelque chose de normal, cette grosse fatigue entre guillemets au démarrage, parce que voilà, je travaillais, j'avais un projet en parallèle de création d'entreprise avec des anciens collègues. J'avais des jumelles de 5 ans, donc ça bouge dans tous les sens. Donc voilà, je me suis dit c'est normal, allez, courbe le dos et puis ça va passer. Mais en fait, j'ai découvert au fur et à mesure que c'était pas du tout normal. Alors le diagnostic, du coup, le généraliste a fait d'autres analyses qui ont montré qu'effectivement il y avait quelque chose. Donc on voit chez l'endocrino. L'endocrino m'a fait faire des analyses avec les anticorps, avec une échographie, une cytoponction. Et puis quand je l'ai revue, elle m'a dit « voilà, c'est un médicament qu'il faut prendre à vie. » Alors moi, c'était hypothyroïdie avec thyroïdite d'Hashimoto, donc maladie auto-immune. J'étais en état d'hypothyroïdie, donc le ralentissement vraiment du corps. C'est pour ça que j'avais cette grosse fatigue et puis tous les autres symptômes après que j'ai pu avoir aussi, notamment ce poids que de 8 kilos que j'arrivais pas à perdre, qui s'accrochait. Alors, moi c'était très bizarre, mais je me suis dit « bon, c'est qu'un médicament à prendre à vie » et puis voilà. En fait, j'avais eu l'expérience de mon père quelques années avant, à qui on avait diagnostiqué un problème de cancer, donc on suivait et on lui avait dit « vous aurez ça à vie ». Et je me suis dit « c'est pareil et puis c'est pas grave ». Donc j'ai vraiment minimisé complètement le sujet. J'ai juste dit à mon compagnon « voilà, il faut que je prenne un médicament comme ça à jeun, mais bon, c'est rien. Lui-même aussi sortait d'un cancer, un premier cancer, donc voilà. Je minimisais tout ce qui m'arrivait par rapport à mon entourage finalement. Mais ce qui m'a servi aussi, de ne pas m'appesanter sur mon sort. Et en fait, j'ai vécu et j'ai avancé au fur et à mesure comme ça. Alors la prise de ce médicament a changé des choses, parce qu'en fait il y a certaines choses qui sont équilibrées au niveau de la thyroïde, Mais au fur et à mesure, je voyais que le poids, je n'arrivais pas à le perdre. Et pourtant, l'endocrine m'avait dit de manger équilibré, donc j'essayais de manger équilibré au mieux. J'ai développé des symptômes, des migraines, par exemple, qui duraient 48 heures quand je commençais. Donc je savais que dès que ça commençait, pof, donc là elle me disait, il faut prendre telle molécule avec de la caféine dedans, dès le début, comme ça, va vous aider, etc. Bon, ok, encore un médicament en plus. Et puis un jour, j'ai aussi développé le canal carpien, le syndrome du canal carpien. Et là, j'ai été suivie par un étiopathe qui en fait me gérait un problème de genou. Je lui ai dit, tiens, on m'a fait un électromyogramme, on m'a dit qu'il fallait faire des infiltrations au niveau du canal carpien, etc. Il m'a dit « intéressant, je vais vous apprendre à vous auto-masser » et en fait, je n'ai jamais eu besoin ni d'infiltration, ni de quoi que ce soit. Et là, je me suis dit quand même, il y a des trucs qui se passent qu'on peut faire naturellement, c'est bizarre, ça marche super bien et j'ai commencé à creuser, à me renseigner sur pas mal de choses et en fait, finalement, j'ai découvert qu'on pouvait faire autrement qu'avec des médicaments. J'avais 47 ans, donc après 9 ans quand même, on va dire pas d'errance médicale complète, parce que moi on m'avait fait mon diagnostic, mais par contre tous les symptômes, je les avais et je les développais au fur et à mesure. J'en ai répertorié au moins 25. Ça restait, c'était là, etc. Ce poids m'embêtait. J'avais 47 ans, j'avais perdu la confiance en moi, l'estime de moi, je me voyais dans la glace, je ressemblais à rien, etc. Et ça, me gênait vraiment. Et donc un jour, on m'a dit « pourquoi tu n'essaierais pas de faire ce rééquilibrage alimentaire qui est à la fois en fait un apprentissage nouveau d'une alimentation différente et puis en parallèle, de prendre des compléments alimentaires. » Et là, tout a changé.
00:06:01 Fatima
Alors moi le diagnostic a été posé l'été 2012. A l'époque j'étais salariée, j'étais maman de deux enfants et je me sentais depuis quelques mois très fatiguée avec aussi la perte de cheveux. J'ai attendu mes congés d'été pour voir mon médecin généraliste. Je lui ai expliqué que le matin quand je me levais j'avais vraiment l'impression de traîner des boulets, vraiment une fatigue inhabituelle et donc il m'a fait un bilan sanguin assez poussé et là il a mis en évidence une TSH élevée donc qui n'est pas dans la norme. légèrement élevé et de là il m'a renvoyé vers un endocrinologue. Donc l'endocrinologue a posé le diagnostic d'hypothyroïdie de Hashimoto suite également à d'autres examens. Il a fait également une échographie qui a mis en évidence un goitre thyroïdien donc volumineux avec l'inflammation, un état inflammatoire du goitre. J'étais pas trop contente, j'étais un peu triste parce que je me suis dit bah mince j'ai une maladie on vous dit que c'est à vie, il faut prendre un médicament à vie donc je me dis bon ben voilà c'est une maladie que je vais devoir supporter toute ma vie. Et après j'ai pris les choses positivement en disant bon il y en a plein des femmes en hypothyroïdie avec le médicament et puis je vais faire pareil et puis la vie va suivre son cours et c'était pas du tout ça. La frilosité, il y a eu de la prise de poids, la peau sèche, la rétention d'eau, la perte de cheveux et aussi du brouillard mental. Alors quand j'ai commencé le traitement ça s'est plus ou moins stabilisé bien que j'étais quand même fatiguée Et puis moi j'ai les yeux fermés, fais confiance aux médicaments et au fur et à mesure du temps et des mois et des années, je me découvre avec des symptômes très contraignants, ne serait-ce que juste la concentration, la concentration mentale, cognitive, la fatigue chronique, le manque de dynamisme et aussi des sautes d'humeur. C'est ce qui m'a remis en question justement et je me suis dit mais pourquoi je prends un médicament et pourtant j'ai pas de bienfaits et limite c'est le contraire, ça s'aggrave pour moi. Donc là, je me suis vraiment remise en question en me disant il faut que je creuse, que j'aille voir plus profond de moi. Et ce qu'il faut dire aussi, c'est que l'endocrinologue vous dit que c'est une maladie auto-immune, mais on ne vous explique pas ce que c'est. Donc j'ai cherché par moi-même et c'est là que j'ai compris qu'une maladie auto-immune, c'est votre propre système immunitaire qui se retourne contre vous. Donc ma glande thyroïde était attaquée par moi-même, par mon propre système immunitaire. Donc pour moi, c'était juste affolant et il fallait bien faire quelque chose. ben j'ai lu, j'ai acheté des livres, mes recherches sur internet. Après j'ai commencé à étudier, à m'inscrire dans une école de naturopathie. Je me suis formée aussi en micronutrition et là j'ai intégré aussi dernièrement une école de naturopathie fonctionnelle qui me permet en fait de travailler en collaboration avec des médecins fonctionnels et aussi un laboratoire médical pour pouvoir faire les analyses et faire suivre les clientes avec ces médecins et le laboratoire.
00:08:52 Isabelle
Alors moi, je pense que le déclic, ça a été de voir autour de moi pas mal de cancers se développer. Donc j'ai commencé à me dire, je suis sûre qu'on peut faire des choses, à lire pas mal de bouquins aussi, mais c'était vraiment pas du tout orienté sur ma maladie au début. Et puis j'ai compris que l'alimentation jouait un rôle quand même phénoménal. Je me suis dit « en fait, moi je me suis rentrée dans un système où à chaque fois on me donne plus de médicaments pour pallier à tel tel symptôme. Et voilà, j'étais alerte comme ça et le changement, ça a été vraiment cette histoire de poids qui me pesait vraiment pour le coup. J'avais tout essayé, j'avais essayé l'hypnose, ça n'a pas fonctionné mais c'est normal parce qu'en fait j'ai compris après que c'était mécanique, le corps est bien fait quand même. C'est vraiment en découvrant ce rééquilibrage alimentaire qui qui était fait pour plutôt à l'origine, on va dire des personnes, monsieur et madame tout le monde, dans les personnes qui l'ont créé, il y a un papa qui est coach sportif et qui a une fille qui a un diabète de type 1 et donc il voulait aider sa fille dans ce sens-là. Et en fait, le diabète de type 1 c'est auto-immune, donc ça a fonctionné forcément sur moi. Et puis bon voilà, ça s'adapte aussi à beaucoup de personnes. Moi je le à tout le monde d'ailleurs, tôt ou tard. J'ai arrêté le gluten strictement pendant trois mois, les produits laitiers, le sucre raffiné, tout ce qui était soda etc. Enfin voilà, ça c'était hors de question. Mais je l'ai vraiment fait super strictement pendant trois mois. Et là, les les kilos envolés, la rétention d'eau envolée, j'ai retrouvé mon énergie et puis au fur et à mesure que, alors j'avais les compléments alimentaires aussi en parallèle, c'est vraiment quelque chose de complet, et ben voilà, tout envolé et au fur et à mesure, je retrouvais encore plus ma bonne humeur que j'avais aussi perdue, le brouillard mental qui s'effaçait, la concentration qui revenait aussi, les migraines se sont au fur et à mesure arrêtées, finalement. C'est très rare aujourd'hui quand j'en ai, et je pense que quand j'en ai, c'est juste un petit coup de stress que je n'ai pas su gérer, parce que ça aussi, il faut apprendre à le gérer. Petit à petit, tout s'est rééquilibré. C'est vraiment une histoire d'équilibre qu'on a perdue. Mais j'ai fonctionné à tous les niveaux, c'est-à-dire de manière vraiment complètement holistique, globale, avec l'activité physique, la gestion du stress, les personnes toxiques, je les ai dégagées de ma vie, l'environnement physique. Et hyper important aussi, tout ce qu'on se met sur la peau rentre dans le foie, donc va directement dans le foie. Donc ça, c'est hyper important aussi de faire attention. Aujourd'hui, je ne me maquille plus tous les jours. Je me maquille exceptionnellement et je fais attention à ce que je prends comme produits. Dans la cuisine, c'est pareil, il faut faire attention aux ustensiles qu'on utilise, etc. Enfin voilà, on fait plein d'erreurs parce que culturellement, on a fait comme ça par le passé et que moi-même, j'ai donné des erreurs à à mes filles qui aujourd'hui redressent un peu la barre et font attention à justement faire ce qu'il faut pour éviter de générer une hypothyroïdie parce qu'elles sont en limite. L'année dernière, j'ai découvert que l'une et l'autre avaient des symptômes, alors pas les mêmes. Et en fait, c'est moi qui ai dit « on va aller voir le médecin généraliste, je viens avec vous chacune dans votre rendez-vous pour justement appuyer la demande parce que j'ai Hashimoto et je suis persuadée que vous êtes en train de développer Hashimoto ? Attention, je parle d'Hashimoto avant l'hypothyroïdie, parce que ça sommeille pendant des années, la maladie auto-immune, avant de déclarer une hypothyroïdie. Et c'est 90 % des hypothyroïdies qui sont à Hashimoto derrière.
00:12:56 Fatima
C'est surtout le sentiment de ne pas avoir été comprise par les médecins, Malgré le traitement, je me plaignais toujours de mes symptômes mais j'avais aucun retour des médecins. Pour eux c'était dans la tête alors que ça l'était pas du tout. Du coup c'est là, j'ai eu un déclic, maman de quatre enfants, je me suis dit voilà mes enfants sont en bas âge, ils ont besoin de moi, il faut que j'essaie ce dynamisme de maman. Du coup c'est là que j'ai commencé à chercher par moi-même, à lire, également à travailler sur les piliers d'alimentation, le stress et les émotions qui sont impactées également. Alors au niveau de l'alimentation, sans gluten et sans lactose, j'ai vu directement mes anticorps, mes taux d'anticorps en fait diminuer. Ensuite j'ai pareil travaillé sur les émotions, j'ai été une personne qualifiée d'hypersensible et forcément ça a un impact aussi sur le système nerveux. Et là en fait je gère beaucoup mieux les émotions et donc un travail aussi en parallèle du stress et j'ai aussi coupé contact avec des personnes toxiques qui venait rajouter, en plus de la maladie, du stress. Par-delà mon rééquilibrage alimentaire, je fais des bilans sanguins, je vérifie bien les vitamines, les minéraux importants pour soutenir cette thyroïde, notamment l'iode, ça peut être le zinc, le sélénium, encore plein d'autres. Donc je me complémente et j'ai aussi une alimentation très riche en calories, contrairement à ce qu'on pourrait croire, et en bonnes graisses. Justement, là, l'erreur, c'est qu'en fait, on prend du poids parce que le métabolisme est ralenti. Et donc, il stocke. Alors que justement, quand on relance le métabolisme, on perd.
00:14:37 Isabelle
Par rapport à la vie de famille, c'est vrai que moi j'ai eu des périodes comme ça où j'étais très fatiguée et je me souviens encore, j'allais au travail en voiture à l'époque, je faisais des siestes dans ma voiture, je descendais en me disant « bon voilà, je suis fatiguée, je me mets 20 minutes à dormir dans la voiture, ça sonnait, je remontais et ni vu ni connu, il y avait quelques collègues qui étaient complices qui savaient où j'étais. Mais en fait, je ne le reliais pas du tout à ma maladie. Pour moi, c'était parce que la vie est comme ça, aussi d'avoir des enfants en bas âge, il y a des réveils nocturnes, etc. Enfin bref. Ça, c'était plutôt côté professionnel. Côté vie de famille à la maison, en fait, il y avait des fois où effectivement j'étais un peu plus fatiguée et dans ces cas-là, je leur disais « Allez les filles, vous jouez ensemble, vous faites des trucs toutes les deux » et puis moi je me reposais un petit peu en fait, je m'autorisais ça. En fait, c'était presque rentrer dans dans les mœurs chez nous parce que leur papa avait aussi besoin de ça. Et donc du coup, voilà, ce n'était pas un problème. Donc moi, j'ai eu de la chance de ce côté-là, ça ne m'a pas trop perturbée. Et je n'ai pas le souvenir non plus d'avoir raté des gros trucs parce que j'étais fatiguée, etc. Je gérais, je me disais allez, j'en ai pour la journée, etc. Et puis je me rattraperai le lendemain, surtout la nuit, parce que c'est la nuit qu'il faut dormir. Mais ouais, donc voilà, cette partie, qui n'a pas été trop difficile pour moi finalement. Il y a eu une période où moi j'ai eu une baisse de libido, ça fait partie aussi des symptômes. Là effectivement, voilà, on fait avec. Mais en dehors de ça, on était hyper à l'écoute l'un de l'autre par rapport à tout ça, même si encore une fois, je n'avais pas forcément conscience que c'était la maladie qui faisait ça. Voilà, moi je me disais c'est juste le quotidien. Donc c'est vraiment après coup que j'ai compris beaucoup de choses finalement. La famille élargie et les amis, pour moi, ils ne savaient pas ce que j'avais. Donc je n'en parlais pas. Pour moi, c'était un non-événement en fait, pratiquement. Le fait de dire "j'ai un cachet à prendre tous les matins à vie". Donc non, je n'en parlais pas. Pour moi, c'était juste normal, j'étais comme ça et puis c'était tout et puis je ne me posais pas de questions par rapport aux autres. Ce que j'ai pu ressentir au fur et à mesure, c'est moi, j'avais un besoin d'aller danser tous les mois, une fois par mois. C'était vraiment un besoin qui est resté longtemps. Et en fait, autour de 45 ans, là, j'ai commencé à. à réduire un peu justement ce besoin. Donc je pense que c'était lié. Mais c'est en réfléchissant vraiment après que les choses se sont un peu. ont diminué. Mais sinon, je vivais une vie à peu près normale. J'écoutais aussi mon corps du coup, parce que quand j'étais fatiguée, je m'arrêtais et puis c'était tout.
00:17:44 Fatima
C'était pas évident parce que les deux petites dernières, il fallait les gérer, les nuits, l'allaitement aussi, etc. Et la journée, il fallait aussi gérer. Donc il fallait toujours être présente. Assez compliqué en fin de journée et j'étais un peu en mode automatique et pilote. Voilà, il faut les nourrir, il faut entretenir la maison, il faut toujours continuer à vivre. Donc en fait, j'étais en pilote automatique malgré la fatigue installée. En tant que moment, on fait, il faut assumer. Et voilà, c'est tout. Oui, il y a vu du changement, mais il a fallu quand même du temps pour qu'il puisse comprendre que ça a quand même un profond impact sur ma santé. Il a vu mon état au fur et à mesure des années. Il a fallu vraiment discuter et mettre au clair les choses pour qu'il puisse bien comprendre et il a bien compris. Mais en fait, il le prend bien et quand il voit que je suis fatiguée, il comprend tout de suite. Je peux me permettre de dire, j'ai un peu de fatigue aujourd'hui, il va pouvoir gérer les enfants, les sortir. Pareil, j'ai quand même été entourée avec ma maman et mes sœurs qui pouvaient gérer les deux petites parfois, les sortir au parc pour que je puisse souffler. Et bien heureusement. En fait, on vous voit debout, donc on vous dit que vous allez bien en fait. Mais Hashimoto, on le vit en soi, c'est biochimique, c'est dans le sang, donc on comprend pas forcément. On a beau dire ou se plaindre, en fait c'est rien, c'est pas grave, c'est minimisé.
00:19:05 Isabelle
Il y a une période en fait 2015-2018 où c'était vraiment compliqué. Je me souviens d'avoir eu une perte de motivation. J'étais fatiguée, j'avais du mal à me concentrer. J'avais l'impression de ne pas être la même, mais après, je n'imaginais pas que c'était ça en fait derrière. Encore une fois, c'était le truc. On ne m'a pas expliqué en fait que ça pouvait donner tous ces symptômes-là. Je me souviens que l'endocrino me posait systématiquement la question : est-ce que vous dormez bien ? Est-ce que côté alimentation, vous mangez équilibré, etc. ? ça oui, mais c'était tout. Elle ne creusait pas plus que ça en fait. Donc cette période-là a été vraiment difficile. Et en fait, c'était parce que je pense que les symptômes au fur et à mesure avançaient, même si j'étais à peu près équilibrée au niveau TSH, etc. Donc le médicament faisait le taf, mais pas côté système immunitaire, parce qu'en fait il n'y a pas un médicament pour le système immunitaire. C'est vraiment à nous de gérer et de faire les choses pour rééquilibrer cette partie-là, finalement, pour que le système immunitaire arrête de s'attaquer à notre thyroïde. C'est vraiment ça. En fait, c'est marrant, ça fait quelques années, mais quand je dis quelques années, aujourd'hui on en entend plus parler, mais moi ça fait peut-être dix ans que je me dis le deuxième cerveau, c'est pas le deuxième cerveau, en fait, c'est le premier. Donc là, on parle du microbiote, des intestins, etc. Pour moi, c'est le premier, c'est vraiment là que tout se passe. Si le microbiote ne va pas bien, ça fait déglinguer tout plein de choses finalement dans le corps.
00:20:48 Fatima
Je confirme entièrement ce qu'elle a dit : l'intestin, la base de tout. Donc en prendre soin, le bichonner, ça a un impact vraiment sur tout. Si vous avez un intestin fort, vous aurez une unité forte et un intestin affaibli, ça fera une unité faible. aux femmes souffrant d'hypothyroïdie ou alors à qui on a décelé une hypothyroïdie ne pas attendre, ne pas rester si longtemps, aller creuser, aller voir des naturopathes, des médecins fonctionnels parce qu'il y a quand même des solutions, c'est pas normal aujourd'hui de vivre encore avec une hypothyroïdie et un traitement et devoir subir ces symptômes. Quand ça ne va pas, chose qui n'arrive pas si souvent que ça par rapport à avant, j'ai juste besoin de m'isoler. me relaxer, de faire la respiration profonde, me détendre et aussi faire ce que j'aime, c'est-à-dire aller mettre en place des choses dans ma cuisine au niveau alimentation. Je parle beaucoup du ghee qui est un beurre clarifié et qui a une action vraiment puissante sur le microbiote. Donc voilà, je vais vraiment me mettre dans ce qui va me faire du bien au niveau alimentation et aussi partager tout ce que je fais auprès des personnes que je suis. Si j'ai un conseil, c'est le petit déjeuner protéiné, riche en bonnes graisses. éviter le sucre industriel, rester que sur le sucre des fruits et surtout bouger aussi, ne pas cesser prendre dans la fatigue, essayer de bouger, de marcher, essayer de rester dans son quotidien.
00:22:09 Isabelle
Alors quand ça va pas, moi je m'octroie du coup un petit moment pour moi. Voilà, c'est d'abord ma priorité. On dit toujours qu'on peut s'occuper des autres que lorsqu'on s'occupe bien de soi, donc je vais sortir s'il fait beau, je vais m'aérer, je vais prendre un Un massage avec quelqu'un, ça va être vraiment un petit moment pour moi uniquement où je ne me reconcentre que sur moi. Ça c'est vraiment hyper important. Par rapport à l'alimentation, moi je fais 80% du temps ce qu'il faut faire. Et 20% du temps, je me lâche, parce que sinon on ne tient pas dans la durée. Donc ça, c'est vraiment aussi un principe. C'est assez étonnant, mais je ne pensais pas que j'en serais arrivée là. Donc pour moi, aujourd'hui, tout va bien, vraiment. Ça ne veut pas dire que des fois, je ne suis pas un peu fatiguée, etc. Mais encore une fois, je prends ces moments-là. Et ça va tellement bien que j'ai découvert un nouveau sport cet été. Donc moi, normalement, je fais du badminton. Et cet été, j'ai découvert le pickleball. Donc c'est un mélange de tennis, badminton et ping-pong. Voilà, comme ça, on fera découvrir ce nouveau sport à beaucoup de personnes aussi. Et en fait, je me prends à rentrer dans des tournois, dans la compétition, etc. Et j'y arrive. Et ça, c'est génial parce que pour moi, c'est vraiment une lueur d'espoir pour tout le monde. C'est-à-dire qu'en fait, on est tous capables de faire un reset du corps, de relancer la machine. même en période de ménopause, parce que j'ai aussi passé cette période-là avec Hashimoto, donc plus en hypothyroïdie, mais avec Hashimoto. Et en fait, c'est possible. C'est possible d'aller bien, c'est possible d'évacuer aussi ces symptômes-là, et finalement d'être bien en énergie, etc. Et tout ça, c'est super important pour nous les femmes, encore plus quand on arrive autour de la cinquantaine, voire plus, de soutenir tout ça pour être en bonne forme le plus longtemps possible.
00:24:06 Fatima
Alors moi je pratique beaucoup de marche et aussi du yoga et des étirements à la maison. Donc avant c'était beaucoup de sport en salle mais rajouter de la fatigue sur un état fatigué non merci. Donc avec douceur.
00:24:18 Isabelle
Moi ce que je veux c'est vraiment donner espoir aux femmes qui nous écoutent et écoutez votre corps. Votre corps vous parle donc il faut vraiment l'écouter et puis prendre en main les choses. Moi j'ai réussi, j'estime aujourd'hui que j'ai mis en sommeil la maladie. Je vais bien, j'ai retrouvé ma bonne humeur, ma joie de vivre, mon énergie, même la musculation aujourd'hui, voilà, et tout ça, je me déplace en vélo dans Paris, je marche aussi pas mal, plus le sport à côté. Et surtout, l'hypothyroïdie, on sait que c'est 90 % du temps Hashimoto derrière, donc une maladie auto-immune. Donc c'est important d'aller demander à son médecin de creuser T4, T3, anticorps, et pas de rester uniquement sur la TSH, parce que la TSH, tant que la thyroïde n'est pas attaquée totalement, en fait, elle ne parle pas. Et la preuve en est avec mes filles, les anticorps étaient à 400 et 600 pour les deux. la TSH était à peu près bonne, en tout cas dans ce qu'on dit dans l'énorme labo. Donc vraiment, allez faire vos analyses, vérifiez par vous-même. La thyroïde, c'est quand même le chef d'orchestre du corps. Donc si la thyroïde déconne, il y a tout le corps qui déconne. Et on l'a ressenti, Fatima et moi, dans notre corps. On l'a vécu, donc on peut vous le dire. Et aujourd'hui, on a mis ça de côté, on arrive vraiment à gérer tout ça. Donc oui, c'est possible. Quand on se prend en main, quand on change son hygiène de vie, quand on change tout un tas de choses, on peut y arriver. C'est vraiment ça qu'il faut dire.
00:25:54 Présentateur
Un grand merci à Fatima et à Isabelle pour ces témoignages de vie précieux. On parle d'hypothyroïdie lorsque la glande thyroïde ne produit pas une quantité suffisante d'hormones. Cette pathologie touche majoritairement les femmes. Elle est environ 3 fois plus fréquente chez elle que chez les hommes. L'hypothyroïdie constitue par ailleurs le trouble le plus fréquent de la glande thyroïde. Afin de mieux comprendre cette maladie et d'explorer les pistes d'accompagnement possibles, nous avons sollicité l'expertise du Dr Laurent Fogel, médecin urgentiste, expert en maladies nutritionnelles et fonctionnelles, il est auteur du livre L'équation santé et est vice-président du SYNAMIEF, le syndicat de médecine intégrative et fonctionnelle.
00:26:36 Docteur Laurent Fogel
C'est un des motifs les plus fréquents de consultation aujourd'hui chez moi à mon cabinet. C'est bien une patiente sur deux ou sur trois qui consulte pour hypothyroïdie chez moi au cabinet. Après, il y a l'hypothyroïdie maladie, donc maladie d'Hashimoto, et il y a tout un tas de patients qui souffrent d'hypothyroïdie frustre, c'est-à-dire que c'est une forme d'hypothyroïdie un peu larvée qui évolue à bas bruit pour un tas de raisons qu'on pourrait détailler si vous voulez dans la suite de l'entretien.
00:27:05 Présentateur
Docteur, comment réagissez-vous à l'écoute des témoignages d'Isabelle et de Fatima?
00:27:09 Docteur Laurent Fogel
Isabelle et Fatima ne sont pas des cas isolés. Je dirais même qu'elles sont très nombreuses dans ce cas-là, et c'est ça qui m'a le plus interloqué ou interpellé quand j'ai écouté leur témoignage. C'est que mes patientes, dans l'immense majorité des cas, c'est ce qu'elles me racontent, qu'elles étaient fatiguées, souvent. Alors, ça arrive très souvent dans le post-partum parce que. Il se peut qu'elles fassent des anticorps pendant la grossesse. C'est un état de la grossesse dans lequel on est plus enclin à développer justement des auto-anticorps, notamment ceux de la maladie Hashimoto, puisque c'est la maladie auto-immune la plus fréquente du reste. Et le problème du post-partum, c'est qu'elles sont fatiguées parce que il y a une chute d'hormones, parce que il y a le bébé qui pleure, parce qu'elle se lève la nuit, et cetera. Et on leur dit c'est normal d'être fatigué et elles-mêmes le pensent du reste. Et c'est ce qu'elles disaient dans leur témoignage. Alors même qu'en fait, ce n'est pas normal d'être autant fatigué, je dirais. Et si la fatigue persiste, c'est bien justement d'aller faire un bilan comme elles l'ont fait, qui permet de mettre le point sur la maladie. Et globalement, elles sont nombreuses. Alors, ce n'est pas toutes dans le post-partum, mais il y a de nombreux cas de dames qui ont de la fatigue, fatigue chronique. Et qui négligent un petit peu, qui se disent c'est normal que je sois fatigué parce que je m'occupe des enfants, je travaille, je m'occupe de la maison, et cetera, et cetera, sans vouloir être sexiste ou quoi. Mais c'est la réalité et elle se laisse, elle se néglige un petit peu. Donc si vous êtes vraiment fatigué, un conseil, allez consulter votre médecin pour demander à faire un bilan un peu plus approfondi pour bilancer cette fatigue et trouver la cause.
00:28:42 Présentateur
Les parcours de Fatima et Isabelle sont donc assez similaires à ceux des patientes que vous recevez. Est-ce qu'on peut s'arrêter un instant sur Hashimoto ? Vous l'avez cité précédemment, Fatima et Isabelle aussi. De quoi il s'agit exactement?
00:28:54 Docteur Laurent Fogel
? La maladie d'Hashimoto, on l'appelle aussi thyroïdite d'Hashimoto, c'est une inflammation de la glande thyroïdienne qui est liée à des auto-anticorps, donc les anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline, enfin c'est surtout les anti-TPO, et qui vont attaquer la glande thyroïde. Donc au fur et à mesure, au début, il y a des auto-anticorps qui sont produits mais il n'y a pas de conséquence. Et plus on attend dans le temps, plus ces auto-anticorps attaquent la glande thyroïde qui va finalement diminuer de taille. Et il y a un moment donné où cette glande thyroïde est tellement grignotée de partout qu'elle fabrique moins d'hormone thyroïdienne T4 et c'est là où la dame va commencer à avoir les symptômes de l'hypothyroïdie. Et souvent, quand on fait le diagnostic de thyroïdite d'Hashimoto, ça fait déjà un moment qu'elle a des auto-anticorps.
00:29:39 Présentateur
Fatima et Isabelle ont toutes les deux commencé par prendre un traitement, mais malheureusement, les symptômes ont continué à se déclarer. Elles ont donc décidé de prendre leur santé en main et de chercher d'autres types de solutions ou de soins. Est-ce que c'est courant dans l'hypothyroïdie?
00:29:55 Docteur Laurent Fogel
Il y a des patientes qui vont être très bien sous hormone thyroïdienne d'emblée, elles le disent, j'étais en hypothyroïdie c'était pas bien du tout, on m'a mis tel ou tel traitement, sans citer de nom pour ne pas faire de pub pour l'un ou pour l'autre, et ça a été beaucoup mieux. Et puis il y en a d'autres qui vont prendre le traitement et malheureusement ça ne va pas mieux, ça galère toujours, elles ont toujours les signes d'hypothyroïdie, etc. Et là, c'est intéressant de faire des bilans plus approfondis. vais peut-être pas détailler ici, mais les dames pourront éventuellement, lors d'une consultation, on pourra aller un peu plus loin, avec moi d'ailleurs ou avec d'autres confrères dont je vous indiquerai comment les trouver tout à l'heure. Et donc il y a des bilans qui permettent de savoir si la dame ou le monsieur du reste, c'est plus souvent des dames qui sont touchées par Hashimoto, est capable de transformer cette T4 en T3 et ça Ça c'est d'un point de vue génétique, on est génétiquement programmé, on a des gènes, des polymorphismes génétiques et donc il se peut qu'il y ait des patients qui n'aient pas le matériel enzymatique pour transformer la T4, l'hormone qu'on nous donne en comprimé, en T3 qui est finalement l'hormone thyroïdienne active. Et dans ces cas-là, c'est intéressant de donner un traitement qui associe T4 et T3. Et là, très souvent, ça va beaucoup mieux parce que c'est ce qui manquait en fait, si vous voulez. par un test sanguin, ça peut être assez facile à regarder. Le plus simple finalement, sans aller voir des médecins très spécialisés, c'est juste de demander une T3. Si la T3 est basse, c'est que la personne ne sait pas bien transformer sa T4 en T3. Donc c'est pour ça que c'est intéressant de demander des bilans un peu plus larges. Souvent, on demande à faire que la TSH. La TSH, c'est la pointe immergée de l'iceberg, c'est un signe, mais si on a la TSH, ça peut permettre de mettre la puce à l'oreille si vous voulez. Mais quand on a la T4 et la T3, je trouve qu'on est un peu plus précis dans le diagnostic. Même si ce n'est pas les recommandations actuelles, on peut demander à faire une T4 et une T3 de façon non remboursée. Ça coûte pas très cher et ça permet d'apprécier un peu mieux la fonction de la thyroïde. Puisque la T4, c'est qu'est-ce que votre thyroïde est capable de produire et la T3, c'est qu'est-ce que vos organes en périphérie sont capables de transformer. Donc c'est intéressant.
00:32:05 Présentateur
Quels conseils donneriez-vous aux auditrices qui se reconnaîtraient dans ces témoignages ? On entend parler de l'arrêt du gluten, du lactose, est-ce que c'est des bons conseils à suivre?
00:32:14 Docteur Laurent Fogel
Alors oui, je n'ai pas envie que toutes les dames commencent à arrêter, à manger ceci, cela, etc. parce que on ne va pas rentrer dans la psychose. Mais c'est vrai que quand on a une thyroïdite Hashimoto, eh bien adopter un régime, on va dire. moins inflammatoire avec des aliments, disons riches en polyphénols comme les légumes, un peu de fruits, beaucoup de bons gras, donc les oléagineux, les noix, les amandes, etc, les oméga 3, forcément ça va être mieux. Et si on peut diminuer les aliments qui sont pro-inflammatoires, en manger moins, donc de diminuer vos consommations de sucre, notamment de produits industriels, diminuer les consommations de gluten par exemple, effectivement le gluten est inflammatoire, peut-être favoriser des laits type brebis et chèvre et ne pas aller vers le lait de vache, enfin en tout cas diminuer. Donc ça c'est des choses intéressantes. Ensuite, moi je recommanderais quand même de consulter un professionnel de la santé qui est formé à cette approche de la médecine, qui est une approche, on va dire, un peu holistique, intégrative, qui prend la personne dans sa globalité, qui va regarder, c'est de la médecine générale, on va dire un peu plus poussée, où on va regarder l'environnement du patient, qu'est-ce qu'il mange, est-ce qu'il fait l'activité physique, etc, etc. Et il y a le syndicat national de médecine intégrative et fonctionnelle, dont je fais partie, qui est un syndicat qui regroupe un tas de professionnels de santé qui sont formés à cette approche. Et éventuellement, je pense qu'ils peuvent essayer de contacter le syndicat et ils auront des listes de praticiens formés dans leurs régions respectives.
00:33:54 Présentateur
À travers ces témoignages, mais également à travers ce que vous disent vos patientes et vos patients, comment peut-on mieux vivre avec une hypothyroïdie?
00:34:02 Docteur Laurent Fogel
Déjà, je pense que avoir une bonne hygiène de vie, c'est hyper important. On sait que par exemple le sommeil est très important sur l'immunité, donc en fait il va falloir adopter des stratégies qui vont faire qu'on va diminuer l'inflammation, cette auto-immunité, cet emballement finalement immunitaire de son propre système immunitaire qui va attaquer. Ça c'est pour l'Hashimoto, bon il y a des hypothyroïdies qui sont pas auto-immunes, mais globalement bien dormir, Bien manger, manger équilibré, c'est ce qu'on a un petit peu dit auparavant, en favorisant des alimentations low carb, on a tendance à manger beaucoup trop de sucre de nos jours et ça c'est un vrai sujet. Bien s'hydrater, faire de l'activité physique, les deux patientes l'ont dit dans leur témoignage, mais je pense que c'est extrêmement important parce que faire de l'activité physique ça stimule notamment les mitochondries, donc c'est ces organites énergétiques, c'est vos centrales nucléaires de vos cellules qui font de l'énergie. Et en fait, l'inactivité, la sédentarité fatigue. Ça peut être bizarre ce que je dis, mais c'est pourtant le vrai. Le fait de faire une activité physique ludique régulière, je n'ai pas parlé de sport, j'ai parlé d'activité physique ludique régulière, fait que vous allez booster vos mitochondries et les mauvaises mitochondries qui sont un peu fatiguées, qui ne produisent pas bien l'énergie, qui vont même être à l'occasion d'un. d'un stress oxydatif parce qu'elles fabriquent des radicaux libres qui ne sont pas très bons, et bien elles vont être éliminées et on va sélectionner les bonnes mitochondries. Et au-delà de ça, l'activité physique stimule la production de cytokines qu'on appelle les myokines. C'est des molécules qui sont sécrétées par les muscles, myokines, et qui ont un effet stimulant notamment sur le cerveau. Bref, l'activité physique c'est hyper important parce que ça va stimuler, ça va booster votre immunité, vous serez moins fatigué, moins de troubles cognitifs, etc. Et enfin, faire un bon bilan, je pense, ça serait l'idéal quand elles ont une hypo- de survie, consulter un praticien qui s'y connaît parce qu'au travers des bilans, on est capable d'identifier les différentes carences nutritionnelles mais aussi hormonales dont peut souffrir le patient et avec des compléments alimentaires ou en boostant l'alimentation, on pourra aller combler ces carences. Alors là, encore une fois, ne vous supplémentez pas toute seule à l'aveugle. Moi je pense que ça, ce n'est pas une bonne façon de faire. Faites un bilan, identifier les carences, supplémenter spécifiquement les carences qui sont individualisées et ne le faites pas tout seul. Faites-le avec un praticien, encore une fois, qui va vous aider pour ne pas faire de bêtises et ne pas perdre de temps ni d'argent. Et ça, peut vraiment vraiment améliorer la qualité de vie des patients. Et pour finir, effectivement, l'association T4/T3, s'il y en a besoin, dans certains cas, pour consulter quelqu'un qui s'y connaît, forcément, c'est mieux.
00:36:48 Présentateur
Aesio Mutuelle s'est associé à la plateforme deuxième-avis.fr. Ce service permet d'obtenir un second avis médical de la part d'un médecin référent. Dans le cas de l'hypothyroïdie, ce second avis peut permettre d'accélérer le diagnostic de la maladie, de bénéficier d'un avis sur les traitements envisagés ou encore sur la mise en place d'un régime alimentaire spécialisé. Aesio Mutuelle peut également rembourser votre consultation chez un diététicien-nutritionniste. Rendez-vous sur Aesio.