Chacun son Tanguy —

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Étudiant en temps de Covid : le malaise d’une génération sacrifiée

Fatigue, épuisement moral, dépression, tentatives de suicides…. Avec l’épidémie de Covid, cela fait 10 mois que les étudiants suivent leurs cours derrière des écrans. Et leur moral n’est pas vraiment au beau fixe en cette période de pseudo-déconfinement !
Etudiante avec masque, air fatigué, devant son ordi ouvert - ©AdobeStock

On peut parler de "pseudo-déconfinement", car du point de vue étudiant non plus, la vie n’a pas vraiment repris son cours. Beaucoup d’universités sont fermées – malgré une ré-ouverture des Facultés en septembre et octobre –, les cours sont assurés de façon plus ou moins chaotique, parfois en présentiel avec des jauges de présence, la plupart du temps derrière un écran depuis sa chambre étudiante…

Les parents s’impatientent et s’inquiètent de l’avenir de leurs enfants. Et ils ne sont pas les seuls.
Marie-George BUFFET s’en inquiétait déjà dans son rapport parlementaire intitulé "Mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid_19 sur les enfants et la jeunesse" (12/2020).

Les étudiants vont mal, certains sont depuis 10 mois devant des écrans, 1/3 d'entre eux montre des signes de dépression ! ”

Manuel TUNON DE LARA président de la Conférence des présidents d'université | sur "France Inter" (7/01/2021)

Une situation « très difficile » pour les étudiants

Ce sont les propos du Premier Ministre. En plus des étudiants, parents et professeurs tirent la sonnette d’alarme : les étudiants sont livrés à eux-mêmes, sans visibilité sur la suite de leur cursus, notamment pour les stages étudiants en entreprises dans les milieux classés comme "non essentiels" (culture, restauration, etc.).

L’isolement social et son impact sur le décrochage scolaire

« Zoom, c’était cool avant, là c’est carrément glauque ! » s’attriste Imane OUELHADJ, étudiante à Nanterre. Les étudiants ont besoin de se confronter à la vie sociale, de travailler en groupes… or ils sont privés de tout cela depuis de trop longs mois. Le constat est un décrochage scolaire en hausse.

Graphique Impact du confinement sur les études, 84% décrochage scolaire

"Impact du confinement sur les études" ; Enquête auprès de 1000 personnes, 18-25 ans – Etude IPSOS pour la FAGE (09/2020)

Passer sa journée sur Zoom et Skype, à la fin on se demande si on est un robot ou un être humain ”

Imane OUELHADJ étudiante

Pour les professeurs, le bilan n’est guère plus réjouissant ! Puisqu’avec ces fameux cours à distance sur Zoom ou Teams, l’enseignant se retrouve à parler devant des écrans vides, les élèves ayant désactivés leurs caméras, toute la journée…

Bien entendu, toute la population souffre de la situation d’isolement social lié au Coronavirus. Mais le besoin de revenir à des cours en présentiel au plus vite se fait sentir de façon pressante, particulièrement chez les étudiants.

Soumis au stress, les étudiants peuvent craquer

L’enquête IPSOS commandée par la FAGE¹ en Juillet sur « Les jeunes face à la crise : l’urgence d’agir » rapporte que « 64% des jeunes ont ressenti le besoin d’être écouté, et se sont retrouvés dans un état de détresse psychologique allant pour près d’un quart pour eux (24%) jusqu’à avoir eu des pensées suicidaires. »

On se souvient de l’immolation de cet étudiant de 22 ans, à Lyon, en novembre 2020, pour dénoncer la précarité dans laquelle il vivait. La semaine dernière encore, deux tentatives de défenestration d’étudiants (à Lyon également) ont fait réagir sur l’isolement chez les étudiants.

Si la souffrance étudiante n’est évidemment pas nouvelle, elle est tristement mise en lumière avec le Coronavirus ! Ils cumulent les blocages financiers, sociaux et psychologiques, comme l’illustre le hashtag #EtudiantsFantomes qui fleurit sur les réseaux.
« Un tiers des étudiants ont des signes de dépression et des idées noires. Il y a un impact réel sur leur santé mentale », explique le président de la Conférence des présidents d'université, Manuel TUNON DE LARA.

L’encadrement de la santé mentale des étudiants

La révélation de fragilités émotionnelles chez les étudiants, mais aussi chez les profs, a été brutale.

À l’occasion du 1er confinement, explique Dominique MONCHABLON, psychiatre à la Fondation Santé des Etudiants de France, « c’est la souffrance anxieuse qui s'est manifestée, et dans le 2e c’est la souffrance dépressive, liée à la perte du lien social » qui se traduit par une démotivation, une désorganisation de la journée.

Les étudiants les plus fragiles sont particulièrement soumis à ces stress, or la psychiatre rappelle que « les structures de soin dédiées aux étudiants sont largement insuffisantes (...) L'accès aux bureaux d'aide psychologique, en temps hors Covid, peut prendre plusieurs mois ».

Les professeurs se retrouvent parfois à devoir jouer le rôle de "psy", pour des élèves fatigués. Si leur proximité avec les élèves peut faciliter la discussion, leur bienveillance ne compense pas le bagage qu’il faut pour assurer un bon accompagnement psychologique !

75% des troubles psychiatriques ultérieurs se révèlent sur la tranche d’âge des 16-25 ans, rappelle la psychiatre Dominique MONCHABLON.

Besoin d’un soutien psychologique étudiant ?

En cette période de crise, parler à un thérapeute professionnel peut offrir une véritable aide. C’est en ce sens qu’Emmanuel Macron, en déplacement sur le campus de Saclay hier, a annoncé la création d’un "chèque psy" pour les étudiants.

Il permettra « à tous les jeunes qui en ont besoin d’accéder beaucoup plus facilement et avec une prise en charge, à un professionnel - psychologue, psychiatre - quand ils en ont besoin », a expliqué le Président. Ce chèque doit être disponible dès le 1er février pour « tous les étudiants qui le souhaitent ». Mais nous manquons à ce jour d’informations plus précises sur son circuit de distribution.

Prendre RDV avec un psychologue professionnel

Le site etudiant.gouv.fr, par exemple, recense des solutions pour aider les étudiants qui ont besoin d’aide psychologique. Mais dans ce contexte de crise sanitaire, la nécessité de se confier à un professionnel explose, avec des consultations psychologiques qui se sont multipliées par 4 durant le confinement.

AÉSIO mutuelle connaît et reconnaît cette souffrance. La majorité de nos contrats² incluent d’ailleurs un accompagnement psychologique.

N’hésitez pas à proposer à votre enfant d’utiliser ce service gratuit ! 

Assistance santé AÉSIO mutuelle : soutien psychologique et social

Si vous ou votre enfant étudiant traversez un évènement ressenti comme traumatisant (difficultés scolaires, risques psycho-sociaux, conduite à risque, maladie, décès d’un proche, accident, handicap, difficultés professionnelles…), sachez que votre contrat AÉSIO mutuelle inclut un service de soutien psychologique.

L'Assistance santé AÉSIO mutuelle permet de bénéficier, en toute confidentialité de :

  • 5 entretiens téléphoniques avec un psychologue clinicien,
  • et si nécessaire, jusqu’à 3 entretiens en face à face, avec un psychologue clinicien.

 

L'Assistance santé IMA est joignable 24h/24, en précisant votre numéro adhérent AÉSIO mutuelle :

📞 05 49 76 98 20
📧 das@ima.eu
📲 07 55 53 20 50 (SMS pour les personnes sourdes et malentendantes)

logo IMA gris

 

Peut-on parler d’une génération d’étudiants sacrifiée ? La tendance peut encore s’inverser grâce à l’adaptation du milieu enseignant, mais aussi et surtout des étudiants.

Alors, courage les Tanguy ! Nous vous souhaitons de retrouver au plus vite les repas du resto U, les amphis bondés et les cours ennuyeux  😉

 

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¹ Fédération des Associations Générales Etudiantes
² hors contrats collectifs, CCN 65-66, contrats sur-mesure (vérifiez les clauses de votre contrat)

Rédigé par : Mme. GUETZ parent de Tanguy !