#Changer de regard

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Luttons contre le harcèlement de rue !

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir en insécurité dans la rue ? Des regards inappropriés ? Des remarques abusives ? Des personnes qui commencent à vous suivre, voire ont des gestes inappropriés ? Si ces pratiques sont malheureusement encore courantes il existe aujourd’hui des solutions pour y faire face.

Le harcèlement de rue, c’est quoi ? 

La loi adoptée en juillet 2018 définit le harcèlement de rue comme le fait d'« imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui, soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». 
Le harcèlement de rue est passible d’une amende de 90 euros en paiement immédiat à 750 euros. Or, en quatre ans, les forces de sécurité intérieure ont relevé près de 5 000 infractions pour outrage sexiste.  

Les femmes, des cibles prioritaires ? 

Quelques chiffres 

Selon le baromètre du harcèlement de rue 2022, réalisé par le Ministère de l’intérieur sur les années 2019 et 2020 :

  • 91 % des victimes d’outrages sexistes enregistrées sont des femmes ; 
  • La majorité des victimes d’outrages sexistes ont entre 18 et 30 ans (45 %) et 17 % sont mineures ;
  • Dans seulement 17% des cas, les faits ont été reconnus et les personnes entendues par la police ou la gendarmerie ;
  • Dans 97 % des cas, les éléments graves ont été retenus contre une personne seule : il s’agit alors presque exclusivement d’hommes (99 %) ;
  • 30 % des infractions d’outrages sexistes sont commises avec des circonstances aggravantes (abus d’autorité, harcèlement sur mineur ou sur une personne en état de vulnérabilité…).

De plus, selon le Rapport du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 100% des femmes en France ont été victimes de harcèlement dans les transports en commun au moins une fois dans leur vie. 
Ces chiffres illustrent un gros problème d’insécurité face au harcèlement de rue qui touche majoritairement les femmes. Dès lors, comment y faire face ?

Sur le même sujet

Harcèlement scolaire : se libérer par la parole

Ann-Liz Deba est étudiante en 2e année de droit. Elle a été victime de harcèlement scolaire au collège, de la 6e à la 4 e. A l'occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, elle témoigne sans fard pour Aésio, de ces années de brimades et de violences, afin de nous faire connaître la réalité de ce phénomène.

#À vos côtés

Sachez que de multiples solutions ont été mises au point pour lutter contre ce phénomène et vous permettre de sortir beaucoup plus sereinement.

Nous vous en détaillons quelques-unes dans cet article et, puisque les femmes sont les plus touchées, nous le ferons au féminin.

Des applications indiquant les « safe places » 

Qu’est-ce que c’est ? 

Umay est une application gratuite pour lutter contre le harcèlement de rue et l'insécurité. 

Comment ça marche ? 

L'application vous permet d’avoir accès à une liste de « safe places », avec leurs horaires d’ouverture. Il s’agit d’endroits où vous pouvez vous réfugier en cas de situation d’insécurité.

Il vous suffit d’ouvrir votre application et de vous rendre à la safe place la plus proche, indiquée par une carte, en suivant l’outil GPS. Une fois arrivée, montrez votre appli avec le logo Umay. Vous serez prise en charge tout de suite et mise en sécurité. 

Vous pouvez entrer dans l’application des contacts de confiance qui pourront suivre votre progression et votre niveau de batterie sur la carte. D’ailleurs, ces derniers recevront automatiquement une notification lorsque vous lancerez un trajet.

Si quelqu’un commence à vous harceler, vous pouvez facilement envoyer un message d’urgence à vos contacts de confiance et ainsi lancer l’alerte. 
L’application Umay vous permet aussi de réserver une chambre dans un hôtel partenaire, garantissant votre sécurité, et cela dans le monde entier. 

Quels sont les points positifs ? 

  • Une application gratuite 
  • Facilement accessible (Apple store et Google Play)
  • Rapide 
  • Un grand périmètre d’utilisation   

 

Il existe de nombreuses autres applications du même style que Umay qui ont été créées pour vous faire vous sentir plus en sécurité : steet-alert, The Sorority, Mon Chaperon ou encore Sekura, par exemple.  

Des bracelets d’alerte connectés

Qu’est-ce que c’est ?

La marque MyEli a mis au point une innovation technologique qui se présente sous la forme d’un bracelet connecté en bluetooth avec votre smartphone. Il est relié à une application mobile qui permet d’alerter vos proches rapidement en cas de danger. 

Comment ça marche ? 

Imaginons que vous devez sortir tard le soir et qu’une personne commence à vous suivre ou à vous importuner. Il vous suffit de cliquer sur la base du bracelet, une sorte de gros bouton, pour envoyer un SMS d’alerte et un appel automatique à vos contacts de secours, enregistrés dans l’application, avec votre position et votre suivi GPS. 

Si le but est d’effrayer la personne qui vous harcèle, une des options est le déclenchement d'une alarme sonore de 15 secondes qui s'arrête automatiquement par la suite. 
 

Si vous souhaitez alerter vos proches que vous êtes bien arrivée à destination, vous pouvez le faire facilement en cliquant deux fois sur la base du bracelet. Vos contacts recevront alors un SMS leur signalant que vous êtes bien rentrée et en sécurité. 

Quels sont les points positifs ? 

•    Très facile d’accès 
•    Rapide 
•    Discret
•    Peu encombrant 
•    Peut se porter au quotidien


La marque MyELi n’est pas la seule à avoir développé ces bracelets au système ingénieux App-Elles ou b-eve notamment proposent le même genre de produits. 

The Sorority foundation 

Qu’est-ce que c’est ?

The Sorority foundation est une association reconnue d'intérêt général. Son but est de lutter contre toutes les formes de violences auxquelles font face les femmes et les personnes issues des minorités de genre.

Ses objectifs sont de permettre à chaque femme de se sentir en sécurité dans l’espace public, mais aussi d’agir contre les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement.

Ainsi, en plus de mesures préventives, l’association propose des solutions à toutes celles qui ont été victimes. Elle leur offre un espace de protection, d’entraide, d’informations, de partage et de prise en charge qui les aide à sortir de leur isolement.

Comment ça marche ? 

La force de The Sorority réside dans sa communauté : plus de 40 400 femmes et personnes issues des minorités de genre qui s’unissent pour lutter contre toutes les formes de violences, dont le harcèlement de rue. 

Pour agir, l’association a sorti une application, l’application The Sorority, disponible dans le monde entier. À tout moment n’importe quelle femme peut en contacter une autre pour y trouver une écoute bienveillante, de l’aide, du soutien, ou encore un lieu sûr pour fuir en cas de danger immédiat.

Cette initiative labellisée a été lauréate du prix du Grand Public Génération Égalité Voices 2022 ONU Femmes France. 

Quels sont les points positifs ? 

  • Une application gratuite
  • Un grand champ d’action (monde entier)
  • La disponibilité sur de nombreux stores (Android et iOs en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Algérie, au Maroc, en Tunisie et bientôt au Canada)
  • Agit avant mais aussi après l’acte

Toutes ces solutions peuvent vous aider à faire face aux nombreux cas révélés par les chiffres effrayants du baromètre du harcèlement de rue 2022 et ainsi vous sentir plus en sécurité quand vous sortez.

Dans tous les cas, gardez à l’esprit que vous n’êtes pas seule et que vous aussi pouvez contribuer à lutter contre le harcèlement de rue et contre bien d’autres violences faites aux femmes et aux autres minorités de genre. 

Nos offres santé

Découvrir les offres AÉSIO faites pour vous

Complémentaire santé pour jeunes actifs, pour la famille, pour les seniors, mais aussi à destination des frontaliers suisses, des agents hospitaliers, des agents territoriaux ou des fonctionnaires internationaux.

Rédigé par : Clotilde CHEVALIER