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Movember : engageons-nous pour la santé au masculin

Avec Movember, le mois de novembre est l’occasion de mettre en avant la santé au masculin : cancers de la prostate et du testicule, bien-être mental et prévention du suicide...
Jeunes et moins jeunes : messieurs, cet article est pour vous !

 

Movember, qu’est-ce que c’est ?

En 2003, 30 hommes se lancent le défi de se laisser pousser la moustache pendant 30 jours. L’objectif ? Sensibiliser l’opinion publique sur les maladies masculines et lever des fonds pour la recherche. Le mouvement « Movember » est ainsi créé !

Movember vient de « mo » (l’abréviation de moustache en anglais/australien) et de « November » (novembre).

Aujourd’hui organisé en Fondation, le mouvement s’est exporté dans de nombreux pays et propose plusieurs actions, accessibles aux hommes comme aux femmes et à réaliser en novembre :

  • Marcher ou courir 60 km (pour les 60 hommes malades qui se suicident chaque heure dans le monde).
  • Organiser un "mo-ment", un événement qui aide à sensibiliser à la cause ou à récolter des fonds.
  • Se laisser pousser la moustache pour sensibiliser au mouvement.

Movember est l’occasion de parler santé au masculin, comme nous vous en parlions dans l’article « Movember, quand la prévention croise la tendance ».

AÉSIO mutuelle s’engage pour Movember !

Dans le cadre de l’opération "Nos élus s’engagent contre le cancer", AÉSIO mutuelle se mobilise pour la santé des hommes.

Retrouvez le replay de notre webconférence « Cancer de la prostate : levons les tabous ! » animée par Camel Termellil avec la participation de Jean-Marc Sylvestre, journaliste économique, Sébastien Landry, psycho-sexologue spécialisé en onco-sexologie, et Mickaël Ethuin, coach en activité physique adaptée pour l’association Emera.

→   Replay de la webconférence

—  Le cancer de la prostate

Carte France 1er cancer masculin, car le plus répandu en France

2/3 des cas environ, surviennent chez des hommes âgés de 65 ans et plus

Croissance 55.000 nouveaux cas /an sont dénombrés

Mauvaise information 3ème rang des décès /cancer chez l’homme

Les grands facteurs de risque

  • L'âge : 73 ans est l’âge moyen d’apparition d’un cancer de la prostate, et 95 % des cas surviennent entre 57 et 88 ans.
  • Les antécédents familiaux : si votre père ou votre frère a eu un cancer de la prostate, vous avez 2 à 5 fois plus de risque d’en développer un également.
  • L’origine ethnique : la maladie est plus répandue en Europe qu’en Asie, Afrique ou Amérique du Sud.
  • L’alimentation : une alimentation riche en graisse animale et insuffisante en fruits et légumes est susceptible d’augmenter l’incidence de la maladie.
  • Les facteurs environnementaux : certains pesticides et polluants chimiques, notamment dans l’agriculture, seraient à l’origine d’un sur-risque mais les données restent à confirmer.

Le dépistage

2 examens de dépistage de cancer de la prostate sont possibles :
- Le toucher rectal permet de vérifier le volume, la consistance et la texture de la surface de la prostate. Cet examen est inconfortable mais indolore.
- Le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) permet de mesurer le taux de PSA, une protéine produite par la prostate, grâce à une prise de sang.
Leur efficacité est toutefois limitée. En cas d’anomalie, des examens complémentaires comme des biopsies de la prostate sont nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer.

Les traitements

Vous êtes touché ou l’un de vos proches est touché par un cancer de la prostate ?
Il existe plusieurs options de traitement en fonction de l’âge du patient et de l’avancée de la maladie. Découvrez les traitements possibles sur le site de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer et rapprochez-vous d’un professionnel de santé.
 

—  Le cancer du testicule

Les grands facteurs de risque

Le cancer du testicule s’avère plus fréquent parmi les hommes dont le testicule n’est pas descendu à sa place normale avant 6 ans. Mais il existe aussi d’autres facteurs :

  • L’atrophie testiculaire (testicule de très petite taille) liée à un traumatisme,
  • Certains syndromes génétiques (syndrome de Klinefelter…),
  • La cryptorchidie (une anomalie congénitale),
  • Le VIH,
  • Les antécédents familiaux,
  • L’environnement (pollution chimique) …

Le dépistage

Il n’existe pas de dépistage spécifique pour cette tumeur.
Dans la grande majorité des cas, c’est le patient lui-même qui remarque une masse dure dans un testicule ou le cancer peut être découvert au cours d’un bilan pour stérilité.

L’autopalpation

Comme le cancer du testicule ne provoque pas de douleur, il est essentiel que les hommes connaissent la technique de l'autopalpation testiculaire qui facilite le dépistage précoce :

  • La palpation doit être réalisée avec les 2 mains.
  • Le testicule est lentement palpé entre le pouce et l'index.
  • Si un nodule à l’intérieur de la glande est découvert, une consultation médicale est indispensable.
Prévention cancer des testicules "Ne laisse pas le cancer nous les briser menus !" Aésio mutuelle

Ce mois de novembre est donc l’occasion pour vous, messieurs, de vous occuper de votre santé. Pensez à consulter votre médecin traitant pour effectuer un bilan. L’Assurance maladie propose pour sa part un bilan de santé totalement gratuit, accessible tous les 5 ans auprès d’un centre d’examen de santé.

Les traitements

Vous êtes touché ou l’un de vos proches est touché par un cancer du testicule ? Si les traitements possibles diffèrent en fonction de l’âge du patient et de l’avancée de la maladie, la première étape consiste à enlever le testicule porteur de la tumeur (aussi appelé « orchidectomie ») afin de déterminer le type de cancer et de l’analyser. Il sera ensuite possible de réaliser de la chimiothérapie et de la radiothérapie afin de limiter les risques de récidives.

Après un cancer du testicule, un risque accru évalué à 2 à 3% qu’une tumeur se développe sur l’autre testicule existe : il s’agit du cancer du testicule controlatéral.

 

—  La santé mentale masculine

Movember est aussi l’occasion de s’intéresser à la santé mentale masculine !
La Fondation propose ainsi un modèle pour aider dans le cas où quelqu’un de votre entourage semble être en difficulté : le modèle ALEC.

A : Ask - Demandez : demandez à la personne comment elle va et creusez si vous avez le moindre doute.
L : Listen - Écoutez : ne la jugez pas et posez-lui des questions pour l’aider à s’ouvrir.
E : Encourage Action - Encouragez : encouragez-la à passer à l’action en en parlant à d’autres personnes et en l’invitant à consulter un médecin.
C : Check-in - Contrôlez : redemandez des nouvelles.

Mais la santé mentale c’est aussi prévenir le suicide…

La prévention du suicide

En 2016, selon le 4e Rapport de l’Observatoire national du suicide [lien], on dénombre 9.300 décès par suicide. Si le nombre de tentatives de suicides est plus important chez les femmes que chez les hommes, la mortalité suicidaire concerne à forte majorité les hommes qui représentent près de 75% des décès.

Les grands facteurs de risque :

  • Les antécédents familiaux,
  • L'abus de drogues et d'alcool,
  • La précarité,
  • L'extrême solitude, etc.

Si vous vous sentez concerné par le suicide, parlez-en avec un professionnel de santé pour trouver des solutions adaptées. N’attendez pas pour agir !

Mobilisez-vous avec nous pour Movember, le mois de sensibilisation aux maladies masculines !