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Acouphènes : d’où viennent-ils et comment mieux vivre avec au quotidien ?

Sifflements, bourdonnements, grésillements… Vous entendez un son sans source réelle extérieure ? Très gênants mais fréquents, les acouphènes peuvent peser sur le sommeil, la concentration et le moral. Bonne nouvelle : même s’il n’existe pas toujours de « traitement miracle », il est souvent possible d’identifier une cause, de réduire la gêne et d’apprendre à mieux vivre avec.

Quelques chiffres

  • 1 adulte sur 10 est touché
  • Dont 0,5% ont un acouphène avec un impact sévère sur leur quotidien
  • 90% souffrent également d'une perte auditive  
  • 80% mentionnent que cela n'affecte pas leur vie de tous les jours
  • 1% des cas sont considérés comme invalidants
  • Autant d’hommes que de femmes concernés

Sources : Inserm, Polyclinique de l’oreille  

Qu’est-ce qu’un acouphène ?

Un acouphène est un bruit perçu dans une oreille ou dans les deux (ou parfois « dans la tête ») alors qu’aucun son extérieur ne l’explique. Il peut être intermittent ou continu, et plus ou moins gênant selon les moments (fatigue, stress, silence…).

Les acouphènes sont majoritairement liés au fonctionnement du système auditif (oreille interne, nerf auditif) et à la façon dont le cerveau traite les signaux sonores.  

Un acouphène est dit aigu quand il est récent et ressenti plusieurs heures par jour. Il devient chronique quand il dure plus de 3 mois.

Seule la personne concernée les entend mais le bruit peut parfois être perçu par un professionnel lors d’un examen.  

A savoir

Après un concert, l’utilisation d’un outil bruyant, après un vol ou une séance de plongée, vous pouvez ressentir l’apparition d’une gêne auditive temporaire (oreilles « cotonneuses », sifflement, bourdonnements). C’est normal et passager. En revanche, si les symptômes persistent ou s’aggravent, vous devez consulter votre médecin traitant. Il vous examinera et vous orientera si besoin vers un spécialiste, un médecin oto-rhino-laryngologique (ORL). 

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Quelles sont les causes possibles des acouphènes ?

Les acouphènes n’ont pas tous de la même origine. Les causes les plus fréquentes sont :

  • Une perte auditive (presbyacousie, exposition au bruit) : le cerveau peut compenser en générant une sensation sonore.
  • Une exposition au bruit, qu’il soit particulièrement fort (concert, écoute au casque à volume élevé) ou fréquent (ex : environnement professionnel bruyant) ou un traumatisme sonore.
  • Un bouchon de cérumen, une otite ou d’autres atteintes de l’oreille.
  • Certaines maladies et situations médicales (troubles de l’articulation temporo-mandibulaire, tension cervicale), des causes vasculaires (acouphène pulsatile) ou la prise de médicaments potentiellement ototoxiques (c’est-à-dire mauvaise pour l’audition) sont à discuter avec votre médecin traitant
  • Un traumatisme crânien ou des atteintes du cou/rachis cervical.
  • Des facteurs pouvant majorer la perception, selon les personnes : stress, fatigue, anxiété, silence complet, consommation d’alcool, excitants…
  • L’âge : le risque augmente avec l’âge et la presbyacousie (perte auditive) liée. Les symptômes apparaissent en moyenne vers 47 ans et sont maximal autour de 65 ans, selon l’Inserm.

Les acouphènes peuvent générer du stress, des troubles du sommeil et une fatigue importante. L’enjeu est de comprendre ce qui les déclenche ou les entretient, puis de mettre en place des stratégies pour diminuer la gêne.  

Quand consulter en cas d’acouphènes ?

  • En urgence si l’acouphène apparaît brutalement avec une baisse d’audition soudaine, des vertiges importants, une douleur intense, ou après un traumatisme.
  • Si l’acouphène est pulsatile (rythmé par les battements du cœur), unilatéral et récent, ou s’il s’accompagne d’autres symptômes (maux de tête inhabituels, troubles neurologiques).
  • Si la gêne dure plus de quelques jours après une exposition au bruit, ou si elle impacte le sommeil et la vie quotidienne.

Quelles solutions existent pour soulager les acouphènes ?

La prise en charge dépend de la cause et de l’intensité de la gêne. Votre médecin traitant pourra réaliser un diagnostic ou vous orienter vers un ORL pour réaliser un bilan (examen de l’oreille, audiogramme, et parfois examens complémentaires si nécessaire).

Quand aucune cause « mécanique » simple n’est retrouvée, l’objectif va consister principalement à réduire la perception et l’impact des acouphènes. Vous pouvez tester l’une des approches les plus utilisées :

  • Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) : elles aident à modifier les réactions au bruit (stress, anxiété) et à reprendre la main sur le sommeil et l’attention. 

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Quelle prise en charge de vos consultations chez un psychologue ?

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  • Les thérapies sonores : bruit blanc, sons de la nature, applications dédiées… L’idée est d’éviter le « silence total » qui peut accentuer la perception et le malaise généré.
  • Un appareillage auditif en cas de baisse d’audition associée : en améliorant l’audition, il peut diminuer la gêne liée aux acouphènes chez certaines personnes.
  • Une prise en charge du stress (relaxation, respiration, activité physique, accompagnement psychologique) : utile car stress et acouphènes s’auto-entretiennent souvent. 

Quelle prise en charge de votre consultation chez un sophrologue ?  

Il n’existe pas de traitement capable de vaincre les acouphènes. Certaines solutions médicamenteuses peuvent toutefois être proposées pour atténuer les effets impactants (douleur, anxiété, troubles du sommeil…). Remèdes naturels, médicaments… Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien. Evitez l’auto-médication qui peut être inappropriée ou dangereuse pour votre santé.  

Au quotidien : comment mieux vivre avec des acouphènes ?

  • Éviter le silence complet : un fond sonore doux (musique à bas volume, sons de la nature, ventilateur…) peut rendre l’acouphène moins présent en empêchant de focaliser votre attention dessus.
  • Soigner votre sommeil : horaires réguliers, limitation des écrans le soir, routine de relaxation… Ces bonnes habitudes pourront vous être salutaires. En cas d’insomnie persistante, parlez-en à votre médecin.
  • Identifier vos déclencheurs : fatigue, stress, café, alcool, certains environnements… Observez si des crises surviennent à des moments particuliers. Tenir un carnet de suivi peut vous aider.
  • Bouger : l’activité physique aide à réguler le stress et à améliorer la qualité du sommeil.
  • Ne pas rester seul : échanger avec ses proches dans un premier temps, mais surtout avec un professionnel (ORL, audioprothésiste, psychologue) vous permet de vous délester d’un poids. Si besoin, vous pouvez aussi vous orienter vers des associations de patients. Comme ils partagent les mêmes problématiques, cela peut alléger votre ressenti.  
  • Adopter une pratique apaisante : entendre un bruit permanent est souvent source d’anxiété et d’irritabilité. Pour remédier à ces effets, il est recommandé d’opter pour une technique de relaxation : sophrologie, méditation, yoga, respiration… N’hésitez pas à tester pour trouver la pratique qui vous convient. Il existe également recourir des applis bien-être.

Vous pouvez vous adresser notamment à France acouphènes : 

Si la gêne est importante, un accompagnement pluridisciplinaire (ORL, audioprothésiste, kinésithérapie/ostéopathie selon les cas, soutien psychologique) peut faire la différence sur la durée.

Si la gêne est importante, un accompagnement pluridisciplinaire (ORL, audioprothésiste, kinésithérapie/ostéopathie selon les cas, soutien psychologique) peut faire la différence sur la durée. 

Prévenir les acouphènes : les bons réflexes

S’il n’existe pas de réel traitement pour gérer les acouphènes, vous avez un certain pouvoir en préventif. Ces bons réflexes écarteront les risques.

  • Protégez vos oreilles : pensez à porter des  bouchons lors des concerts, utilisez un casque anti-bruit si vous bricolez ou utilisez des outils bruyants.
  • Limitez le volume et la durée d’écoute de musique au casque, Ayez en tête que si quelqu’un vous entend à travers vos écouteurs, cela indique que le volume est trop fort ! Faites des longues pauses, sans casque.
  • Tenez-vous à distance des enceintes et limitez la durée d’exposition lors de soirées, de concerts, de sorties en discothèque.
  • Surveillez votre audition : en cas d’exposition régulière au bruit, un contrôle auditif peut être utile.
  • Consultez dès que vous constatez des bourdonnements persistants : plus la prise en charge est précoce, plus vous limitez le risque d’installation d’une gêne durable. 

FAQ – Acouphènes

Oui, surtout lorsqu’ils sont liés à une cause transitoire (exposition au bruit, otite, bouchon de cérumen). En revanche, lorsqu’ils sont associés à une perte auditive, on cherche surtout à réduire la gêne et à améliorer la qualité de vie. 

Parce que l’environnement est plus silencieux et que la fatigue augmente la sensibilité au bruit. Un fond sonore doux peut aider à le rendre moins présent.

Votre médecin traitant peut faire un premier point. Il pourra vous orienter vers un ORL pour un bilan auditif (audiogramme) et la recherche d’une cause. 

Ils sont utiles pour vous protéger d’un bruit intense. En revanche, les porter en continu au quotidien peut renforcer la sensation de silence et rendre l’acouphène plus perceptible. L’idée est de protéger quand c’est nécessaire, sans s’isoler des sons de la vie courante. 

Rédigé par : Faustine Desbonnet

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