Tout savoir sur l’accouchement : avant, pendant et après
Alors que votre ventre s’arrondit, la peur de l’accouchement peut parfois s’installer. Sur fond d’anecdotes des bonnes copines qui partagent leur expérience, le stress prénatal est souvent au rendez-vous : serai-je à la hauteur ? Vais-je avoir mal ? Mon bébé sera-t-il bien portant ? Pas de panique, comme pour les 723 000* naissances comptabilisées l’année dernière, tout se passe généralement très bien !
Je me prépare à l’accouchement
La préparation à l’accouchement est une étape clé pour tout savoir sur l’accouchement, avant, pendant et après la naissance.
Vous aurez toutes les informations utiles et obtenir des réponses claires qui vous permettront de faire face aux importants changements physiologiques et psychologiques qui accompagnent votre grossesse. Durant ces cours de préparation à l’accouchement prodigués par des sages-femmes expérimentées, vous pourrez vous renseigner sur le déroulement de l’accouchement en salle de travail, sur les contractions et sur le soulagement de la douleur, etc. À ce titre, l’enquête nationale périnatale 2021 souligne que 90% des femmes sont satisfaites de ce qui leur a été proposé pour gérer la douleur et les contractions.
Au-delà des aspects pratiques, la préparation prénatale joue également un rôle majeur pour vous aider à acquérir la confiance nécessaire en votre capacité à accoucher selon le processus physiologique naturel. Si vous êtes en bonne santé, bien préparée et accompagnée, et si toutes les conditions sont réunies le jour J, l’accouchement naturel est, en effet, votre meilleur atout pour récupérer rapidement, jouir d’un sentiment de plénitude, initier l’allaitement et renforcer le lien d’attachement avec votre enfant.
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Quand consulter un gynécologue ?
Consultez un gynécologue aussi bien en prévention des maladies de l’appareil reproducteur que pour des questions relatives à la sexualité et à la maternité.
Je prends soin de mon bébé et de moi-même
Pour bien vivre votre grossesse et préparer sereinement l’accouchement, il est essentiel d’avoir une bonne hygiène de vie mentale et physique et de modifier les comportements à risques liés au tabac, à l’alcool, à la prise de certains médicaments... Prendre soin de soi, c’est, par exemple, appliquer une crème hydratante ou une huile chaque jour pour limiter les crevasses et autres vergetures, surtout dès que le ventre s’arrondit ! C’est aussi poursuivre une activité physique ou sportive, en demandant conseil à l’équipe médicale qui vous accompagne tout au long de ce parcours vers la naissance.
Le yoga prénatal s’inscrit pleinement dans cette démarche de bien-être et de préparation à l’accouchement !
L’essentiel est que vous preniez du temps pour vous en vous aménageant des pauses , mais aussi en pratiquant la relaxation pour vous détendre, en écoutant de la musique ou en profitant de quelques massages pour vous faire plaisir et déstresser.

Vous pouvez tester la sophrologie, qui représente une technique de relaxation efficace, basée sur la respiration, pour vous aider à mieux gérer les manifestations émotionnelles, le stress et les angoisses de l’accouchement.
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Vous pouvez, par ailleurs, pratiquer l'haptonomie qui a pour fondement le sens du toucher, particulièrement bénéfique durant la grossesse. Elle consiste à réaliser de petites pressions sur le ventre de la maman pour sentir le bébé bouger et communiquer avec lui dans une ambiance calme et reposante.
Enfin, une alimentation équilibrée et une bonne hydratation sont également plus que jamais nécessaires pour maîtriser votre prise de poids et garder la forme.
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Comment vivre mieux sa grossesse ?
Du premier examen gynécologique aux soins postnataux, la vie d’une femme enceinte est jalonnée de rendez-vous médicaux, d’examens et de moments forts comme la première échographie et, bien sûr, l’accouchement. En plus de ce parcours qui génère des inquiétudes tout au long de la grossesse, le moral fluctue, le corps se transforme.
Voici quelques conseils aux futures mères pour vivre mieux leur grossesse, qui incluent ce qu’il faut vérifier sur son contrat de mutuelle, pour être sûre d’être bien protégée lorsqu’on attend un heureux événement.
Une naissance est toujours un heureux événement. Vous pouvez aussi bénéficier d’autres bonnes surprises à l’occasion de l’arrivée d’un enfant dans votre foyer : ici
Il y a plus d’une manière d’accoucher
Afin d’être préparée à l’accouchement et toute éventualité, on vous expliquera la différence entre un accouchement par voie basse et par voie haute (césarienne). Vous verrez qu’il est notamment possible d’accoucher autrement qu’en position « gynécologique » allongée sur le dos et les pieds dans des étriers. Selon votre état de santé et le déroulement de votre grossesse, différentes positions peuvent être envisagées pour favoriser le confort, la mobilité et le bien-être lors de l’accouchement.
Dans certaines maternités, vous pourrez opter pour un accouchement naturel, le moins médicalisé possible : l’accouchement physiologique. Dans ce cas, vous serez libre de prendre la position que vous jugerez la plus confortable, assise ou à quatre pattes par exemple, ou encore dans l’eau, tout en évitant le recours aux antalgiques, à l’anesthésie (péridurale), et aux perfusions. Bien que rare en France, l’accouchement à domicile sous la responsabilité d’une sage-femme est également possible (apaad.fr).
Dans la majorité des cas, le bébé se présente la tête en bas, position la plus fréquente lors d’un accouchement. L’accouchement se déroule alors selon le processus physiologique normal :le plus souvent perte des eaux, contractions, début du travail, dilatation du col et, enfin, expulsion du bébé.
La prise en charge au moment de l’accouchement s’appuyant sur une approche moins médicalisée et le recours à l’oxytocine, médicament qui déclenche ou renforce les contractions, est de moins en moins fréquent. Il est surtout utilisé quand le terme est dépassé ou que le travail dure trop longtemps.
Plus rarement, l’accouchement nécessite l’usage de forceps, de ventouses ou de spatules pour faciliter l’expulsion du bébé. Il en va de même de l’épisiotomie, petite incision du périnée qui facilite la sortie du bébé et évite les déchirures entre le vagin et le rectum. Elle ne concerne plus que 20% des accouchements**.
La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée dans un bloc opératoire. Elle est généralement programmée lorsque le bébé se présente par le siège, lorsque celui-ci est trop gros, si le bassin de la maman est trop étroit, si son col de l’utérus ne se dilate pas, ou en cas de souffrance fœtale. Effectuée sous anesthésie péridurale, la césarienne consiste à inciser la paroi abdominale et utérine, afin d’extraire du ventre maternel le bébé en quelques minutes. La césarienne peut également être décidée en urgence pour préserver la santé de la mère et du bébé.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète de cette pratique en forte hausse pour des raisons de confort. La naissance est en effet, moins douloureuse, mais les risques sanitaires encourus sont plus importants. Aujourd’hui, 20,4 % des naissances se font par césarienne**.
L’après accouchement
Une fois bébé à vos côtés, les tracas de l’accouchement sont très vite oubliés. Pour autant, vous pourrez être confrontée aux suites de couches. Il s’agit de désagréments qui surviennent durant la période post-partum, jusqu’à 40 jours après l’accouchement : cicatrisation, fatigue, constipation, baby-blues, mal de dos, etc. Certaines mamans allaitantes ressentiront même des tranchées qui débutent quelques heures après la naissance et qui peuvent subsister 3 à 7 jours. Il s’agit de contractions utérines qui perdurent afin que l’utérus retrouve sa taille normale. Toujours liées à l’allaitement, les montées de lait et les crevasses sur les mamelons sont parfois douloureuses, mais bien des solutions existent pour apaiser ces petits maux et accompagner sereinement cette période de post-partum.
Durant cette phase d’après-accouchement, alors que vous entamerez la rééducation périnéale, vous pourrez vous adonner à une activité physique douce comme le yoga post-natal qu’il est possible de pratiquer avec bébé. Rappelez-vous qu’il est important de ne pas négliger votre sommeil et votre alimentation, surtout si vous allaitez votre enfant.
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J'attends un enfant, quelles démarches dois-je effectuer ?
Vous pourrez ajouter votre enfant en tant que bénéficiaire de votre contrat santé dans les 3 mois qui suivent sa naissance.
Si vous avez des doutes, des questions, des craintes, n’hésitez pas à vous orienter vers un professionnel de santé (gynécologue, sage-femme, pédiatre, psychologue...), qui vous apportera toutes les réponses nécessaires. Enfin, vous pouvez solliciter votre conjoint (e) ou votre famille pour soulager votre quotidien. Une nouvelle vie commence !
* Source Insee 2022
** Source Inserm 2016
FAQ
La préparation à l’accouchement débute généralement à partir du 6ᵉ ou 7ᵉ mois de grossesse. Elle permet aux futurs parents de mieux comprendre le déroulement de l’accouchement, de poser leurs questions et d’aborder plus sereinement la naissance, tant sur le plan physique qu’émotionnel.
Le stress prénatal est fréquent chez les futurs parents. Des pratiques comme la sophrologie, la respiration, le yoga prénatal ou l’haptonomie peuvent aider à mieux gérer les émotions. Être bien informé et accompagné par une sage-femme ou une équipe médicale contribue également à renforcer la confiance avant l’accouchement.
Après la naissance, la période de post-partum demande du repos et de la bienveillance envers soi-même. Fatigue, suites de couches, allaitement et rééducation périnéale font partie de cette phase d’adaptation. Une bonne hygiène de vie, un suivi médical et un accompagnement adapté aident les jeunes parents à vivre cette étape plus sereinement.










