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Comment l'ESS répond-t-elle aux aspirations citoyennes ?

L’ESS répond à la fois à un engagement collectif et sociétal. Quelles réponses pratiques apporte-t-elle au service de nos aspirations citoyennes ?
Homme avec chariot de ramassage d'ordures, tracté par un cheval

© Photo by Pascal Bernardon on Unsplash

De nos jours, l’ESS rassemble différents acteurs partageant plusieurs valeurs telles que : la coopération ; l’ancrage local ; l’utilité sociale ; etc.

L’ESS, d’hier et d’aujourd’hui

Le concept d’économie sociale et solidaire remonte à quelques décennies en arrière. Dans la pratique, elle regroupe deux volets.

- Premièrement, l’économie sociale, qui a vu le jour au XXe siècle, symbolisée par la naissance de coopératives ouvrières parmi les collectivités locales.

- Deuxièmement, l’économie solidaire, qui puise sa source dans les années 1960 et 1970, avec l’émergence de mouvements sociaux. Des mouvements dont l’objectif est de juguler la hausse du chômage concernant différents secteurs d’activités, tels que la culture, la santé, le logement, etc.

La notion actuelle de l’ESS renvoie également à une image plus respectueuse de l’environnement et de l’Homme. Autrement dit, le modèle économique de l’ESS se met avant tout au service du citoyen et de la société, en se basant sur des indicateurs de croissance encore peu connus. Par exemple, chez AÉSIO, nous parlons du lien social ou encore du bien-être individuel et collectif.

De nombreux domaines sont aujourd’hui concernés, allant de la formation à distance à la transition énergétique, sans oublier le transport de personnes et de marchandises.

L’ESS désigne aujourd’hui un ensemble de structures économiques avec un fonctionnement, une activité économique, un statut et un mode d’entreprendre basés sur les principes de la solidarité et de l’équité.
En somme, sa raison d’être est – entre autres – de favoriser la création d’emplois dans la cohésion sociale. Rien qu’en 2013, l’ESS a employé 2,37 millions de salariés selon l’INSEE.

La France, un pays symbole de la solidarité

La crise sanitaire a permis aux Français de redonner un véritable sens au mot « solidarité ». Une enquête menée par l’IFOP révèle que comparé à 2019, 56% des Français ressentent la responsabilité de venir en aide aux autres. Toujours d’après ce baromètre de la fraternité*, 32% des sondés pensent qu’il est indispensable de collaborer avec d’autres personnes d’origines ou de convictions différentes des leurs.

Le lien social, au cœur de la crise sanitaire

L’ESS s’est également concrétisée à travers les actions de solidarité menées depuis le début de la crise. À ce titre, ce sont 72% des enquêtés qui affirment avoir pris des nouvelles d’une personne isolée de sa famille. 40% de ces sondés indiquent également avoir rejoint le mouvement spontané d’applaudissement pour remercier le personnel soignant à 20 heures.

Parmi d’autres points non négligeables, et toujours selon cette enquête, les sondés sont :

  • 7% à avoir gardé l’enfant d’un personnel soignant.
  • 7% à avoir aidé les agriculteurs.
  • 32% à avoir fait les courses pour une personne âgée.

Un engagement particulièrement mis en lumière dans notre projet "Histoires de Lien", qui retrace en photos, les élans de solidarité que chacun a déployé durant la crise sanitaire, au bénéfice des plus faibles.

#HistoireDeLiens : au plus proche de vous pendant la crise

Durant le confinement, nous avons mis en lumière ces professions dites "invisibles". Celles qui ont œuvré pour (re)créer du lien avec les publics isolés lors de la crise du Covid-19. Découvrez-les en photos.

En savoir plus sur #HistoireDeLiens : au plus proche de vous pendant la crise

Le développement social et son impact sont bien réels, et concernent directement les bénéficiaires. En résumé, l’ESS donne un nouvel élan à la solidarité avec des actions concrètes, comme l’ont illustré les conférences citoyennes et les prises de parole du « Grand débat » initié par le Gouvernement durant la crise sanitaire.

Aujourd’hui, vous aussi, devenez des acteurs engagés à travers des programmes et des projets que nous, AÉSIO mutuelle, soutenons, avec des budgets participatifs. Faut-il d’ailleurs préciser que les projets ESS bénéficient de subventions publiques ?

ESS : les entreprises s’y mettent aussi

Partout dans le monde, l’ESS en plein essor, ne manque pas d’attirer l’attention de nombreuses entreprises. D’où la naissance récente de travail de collaboration entre l’économie traditionnelle et l’ESS.

Cette coopération encore toute fraîche pourrait remédier aux problématiques sociales actuelles :

  • l’accès aux soins et à une meilleure protection sociale pour tous ;
  • l’urgence vitale qui caractérise l’aide aux plus démunis ;
  • la fiscalité utilisée comme outil de justice sociale et d’efficacité économique ;
  • etc.

L’envie d’engagement et la promotion du modèle associatif sont manifestes. Petites et grandes organisations s’y mettent progressivement pour répondre aux aspirations citoyennes.

Peut-être, avez-vous entendu parler de l’’intrapreneuriat social’. Un intrapreneur social est en réalité un entrepreneur œuvrant dans une grande structure. En même temps, il vise à développer au sein de cette entreprise un projet solidaire et éthique, parfois en rupture avec les objectifs initiaux – des objectifs concernant avant tout la réalisation de chiffres d’affaires à court terme – de l’entreprise.

L’objectif « social » est quant à lui de faire en sorte que les métiers au sein de l’entreprise aient un impact social et environnemental.

Des exemples de parcours inspirants

À l’échelle nationale, puis internationale, voici une liste non exhaustive de quelques "intrapreneurs sociaux"** avec un parcours inspirant dans l’ESS :

  • Jean-Luc Declas, Vice-président de Norbert Dentressangle Logistics, à l’origine de la création de Log’Ins, une joint-venture à vocation sociale pour une politique de gestion durable.
  • Corinne Bazina, Directrice générale de Danone.communities, pour promouvoir la vente de yaourt Shokti Doi par un réseau de 800 femmes au Bangladesh. Un projet qui vise à lutter contre la pauvreté et inclure la population locale dans la chaîne de valeurs.
  • Thomas André, Business development manager chez Schneider Electric qui, depuis 2010, teste et adapte des installations électriques dans les villages pauvres.

… et bien d’autres encore.

Des aspirations citoyennes

Autrement dit, les entrepreneurs se rappellent combien il est important de revenir à la source : une économie collaborative plus ciblée permet de satisfaire des besoins sur le territoire : que ce soit à l’échelle de la ville, ou au-delà des frontières.

Le choix d’aborder progressivement l’ESS donne naissance à un cycle vertueux. Les associations de maintien pour l’agriculture paysanne en sont un bel exemple. Elles permettent de favoriser le développement d’un mode de consommation plus respectueux de l’environnement et surtout le rétablissement du lien social.
 

Un concept qui mérite de reprendre sa place dans notre vie de tous les jours. Et l’ESS fait partie de la solution !