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Tumeurs cérébrales : symptômes, diagnostic et traitements

Touchant 5 900 personnes chaque année en France, les tumeurs cérébrales correspondent à une prolifération anormale de cellules dans le cerveau. Bénignes ou malignes, elles peuvent entraîner différents symptômes selon leur localisation. Comprendre les signes d’alerte et les solutions de prise en charge permet d’agir plus sereinement. AÉSIO vous éclaire !
Femme souffrant d'une douleur cérébrales

Qu'est-ce qu'une tumeur cérébrale ?

Une tumeur cérébrale correspond à une multiplication anormale de cellules dans le cerveau. Ces cellules échappent aux mécanismes naturels de régulation de l’organisme et forment une masse appelée tumeur.  

Celle-ci peut être :

  • Bénigne : elle peut provoquer des symptômes par compression. Elle évolue lentement et ne se diffuse pas dans l’organisme.  

  • Maligne (cancéreuse) : elle est plus agressive et peut infiltrer les tissus environnants.

Même bénigne, une tumeur cérébrale nécessite une évaluation médicale attentive en raison de l’espace limité à l’intérieur du crâne.

On distingue :

  • Les tumeurs cérébrales primitives : Elles se développent directement à partir des cellules du cerveau ou de ses structures proches.

  • Les métastases cérébrales : Elles proviennent d’un cancer situé dans un autre organe (poumon, sein, rein…) qui s’est propagé au cerveau. 

Chiffres en France

Quels sont les différents types de tumeurs au cerveau ?

Les tumeurs cérébrales primitives peuvent prendre différentes formes et varient en fonction de leur localisation et de leur nature.

  • Les gliomes : se développent à partir des cellules gliales, qui soutiennent les neurones. 
    Certaines formes sont peu évolutives, tandis que d’autres, comme le glioblastome, sont particulièrement agressives.

  • Les méningiomes : se développent dans les membranes qui enveloppent le cerveau (méninges). Dans 90% des cas, ils sont bénins mais ils peuvent entraîner des troubles lorsqu’ils exercent une pression sur certaines zones cérébrales.

  • Les neurinomes: tumeurs bénignes issues des nerfs crâniens, elles peuvent provoquer des troubles auditifs ou de l’équilibre lorsqu’elles touchent le nerf vestibulaire.

  • Les adénomes hypophysaires : ces tumeurs concernent l’hypophyse, une petite glande située à la base du cerveau. Elles peuvent perturber la production hormonale et entraîner des déséquilibres métaboliques.

Chaque type nécessite une stratégie thérapeutique adaptée. 

Quels sont les symptômes d’une tumeur cérébrale ?

Les symptômes d'une tumeur cérébrale peuvent variés en fonction de la localisation, de sa taille et de sa progression. Trois grands types de symptômes sont généralement observés :

Les crises d'épilepsie

Une tumeur cérébrale peut irriter le cortex cérébral, provoquant des crises convulsives ou des épisodes de perte de conscience. Ce sont les premiers signes révélateurs chez les patients. Dès les premiers signes, consultez votre médecin traitant.   

En savoir plus sur le médecin traitant et le parcours de soins coordonnés 

L'augmentation de la pression intracrânienne

La présence d’une masse dans le crâne peut entraîner des maux de tête persistants, souvent plus marqués le matin, des nausées ou vomissements inexpliqués et une sensation de pression dans la tête.

Les déficits neurologiques

Les tumeurs cérébrales peuvent aussi entraîner des symptômes déficitaires. Ces symptômes varient en fonction de la région du cerveau touchée et peuvent inclure une faiblesse musculaire d’un côté du corps, des troubles du langage, une altération de la vision, des difficultés d’équilibre et de coordination et des troublés de la mémoire ou de la concentration.

Vous avez le moindre doute ? Parlez-en à votre médecin traitant

Vous pouvez également faire appel à un deuxième avis médical  

Quels sont les facteurs de risque du cancer du cerveau ?

L’origine des tumeurs cérébrales reste encore mal connue. Dans la majorité des cas, il n’est pas possible d’identifier précisément la cause de leur apparition.

À ce jour, deux facteurs de risque sont clairement reconnus. Le premier est l’exposition aux rayonnements ionisants, notamment lors de traitements médicaux impliquant de fortes doses de radiations. Le second concerne les situations d’immunodépression, lorsque le système immunitaire est fortement affaibli.

Dans certains cas plus rares, des facteurs génétiques peuvent également jouer un rôle dans le développement de certaines tumeurs cérébrales, comme les gliomes.

D’autres pistes sont actuellement étudiées par les chercheurs, notamment l’exposition à certains produits chimiques ou l’utilisation du téléphone portable. Toutefois, aucun lien scientifique formel n’a été établi à ce jour. 

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Comment diagnostiquer des tumeurs cérébrales ?

Le diagnostic d’une tumeur cérébrale repose avant tout sur des examens d’imagerie médicale permettant d’explorer précisément le cerveau.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) offre une visualisation détaillée des structures cérébrales et permet de repérer une anomalie, d’en préciser la localisation, la taille et certaines caractéristiques. Cet examen est essentiel pour orienter la suspicion diagnostiquée. Pour identifier avec certitude la nature de la tumeur bénigne ou maligne, une analyse des cellules tumorales est nécessaire.

Lorsque la situation le permet, une intervention chirurgicale est réalisée afin de retirer tout ou partie de la tumeur. Le tissu prélevé est ensuite examiné au microscope par un spécialiste en anatomopathologie. Cette analyse permet de déterminer le type exact de tumeur et son degré d’agressivité.

Si la chirurgie n’est pas envisageable dans un premier temps, une biopsie peut être effectuée. Il s’agit d’un prélèvement ciblé d’un fragment de la tumeur, réalisé de manière sécurisée, afin d’obtenir les éléments indispensables à un diagnostic précis.

Cette étape est déterminante car elle permet d’adapter le traitement de manière personnalisée et d’élaborer une stratégie thérapeutique concertée. 

Quels sont les traitements des tumeurs cérébrales ?

La prise en charge d’une tumeur cérébrale dépend de plusieurs facteurs comme le type de tumeur, sa taille, sa localisation dans le cerveau, son degré d’agressivité ainsi que de votre état de santé. Les principales options de traitement sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

La neurochirurgie

Lorsque la tumeur est accessible et que l’intervention ne présente pas de risque majeur pour les fonctions essentielles du cerveau, la chirurgie constitut souvent la première étape du traitement.  

L’objectif est de retirer la plus grande quantité possible de tissu tumoral tout en préservant les fonctions neurologiques telles que la parole, la motricité ou la vision. Dans le cas de certaines tumeurs bénignes, l’intervention chirurgicale peut permettre une guérison complète. Pour les tumeurs malignes, la chirurgie est généralement associée à d’autres traitements afin de limiter le risque de récidive.

La radiothérapie

La radiothérapie repose sur l’utilisation de rayonnements ciblés pour détruire les cellules tumorales ou freiner leur développement. Elle peut être proposée après une chirurgie, afin d’éliminer les cellules restantes invisibles à l’imagerie. Elle constitue également une alternative lorsque la tumeur ne peut pas être retirée chirurgicalement.

Dans certains cas spécifiques, la radiothérapie peut aussi être indiquée pour des tumeurs bénignes lorsque la chirurgie n’est pas envisageable ou comporte trop de risques.

La chimiothérapie

La chimiothérapie utilise des médicaments anticancéreux destinés à détruire les cellules tumorales ou à ralentir leur progression. Elle est principalement indiquée pour les tumeurs malignes, notamment lorsqu’elles présentent un risque d’extension. Selon les situations, elle peut être administrée par voie orale ou par perfusion intraveineuse.

La chimiothérapie est souvent intégrée dans une stratégie globale de traitement, en complément de la chirurgie et/ou de la radiothérapie. 

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Rédigé par : Faustine Desbonnet

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