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Ami, amour, thérapeute… Les nouveaux visages de l’IA

Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à solliciter l’intelligence artificielle (IA) pour des questions pratiques, voire intimes. En effet, devenir ami, amoureux avec une IA ou recourir à un chatbot thérapeutique est désormais courant. Utilisée sans mesure, cette technologie disponible jour et nuit, peut cependant isoler et créer une dépendance. Tour d’horizon et conseils d’Elsa Ratti, psychologue clinicienne et psychothérapeute à Nîmes.
Personne qui discute avec une IA

Converser avec mon IA, de quoi parle-t-on ?

Les intelligences artificielles (IA) existent depuis les années 1940. Elles désignent « la possibilité pour une machine de reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité » selon le Parlement européen. Depuis 2024, ce sont spécifiquement les agents conversationnels, également appelés chatbots, dont l’usage se répand. Ce type d’IA conversationnelles est plus connu sous les noms donnés par les entreprises privées qui les ont créées : ChatGPT, Google Gemini, le Chat, Mistral IA, Claude, entre autres.  

Concrètement, au quotidien, nous sollicitons l’IA pour certains achats, des éclaircissements pédagogiques (aide aux devoirs, traductions instantanées, conseils professionnels, etc.), des idées de loisirs, de lieux de vacances... Certains n’hésitent d’ailleurs pas à l’utiliser pour des décisions essentielles (choisir son futur lieu de vie, un type de voiture, etc.).

Médiamétrie constate qu’en France, en 2025, l’usage quotidien de ce type d’IA conversationnelle a plus que triplé en un an (7,1 millions d’internautes). Il dépasse largement celui des moteurs de recherche sur internet. Il s’impose dans les réflexes numériques des 15-25 ans, mais pas seulement ! Quel que soit leur âge, les utilisateurs qualifient cet outil d’utile, permettant un énorme gain de temps.  

Quand l’IA devient votre confident

Outre l’aspect pratique, certains ont recours à des chatbots pour des échanges plus intimes, plus personnels avec une IA. Cette technologie, pourvue d’un langage naturel et fluide, parvient à « lire » nos émotions. Par texto ou en mode vocal, nous avons le sentiment d’échanger avec « une vraie personne ». Les chatbots sont nombreux à offrir cette possibilité en nous proposant de devenir notre ami, notre frère/sœur, notre petit(e) ami(e) ou même notre partenaire sexuel.  

Les chatbots à visée thérapeutique connaissent aussi un succès croissant. En quelques clics, il est possible de converser avec un « psychologue personnel » ou même un « thérapeute de couple ». Là encore, des robots nous donnent l’impression de parler avec un vrai expert.  

Certains chatbots plus élaborés sont proposés par abonnements payants. Quelle que soit l’option choisie (ami, amour, frère/sœur, thérapeute), plus l’abonnement est cher, plus l’IA est « réaliste ». Et pour éviter tout échange redondant et ennuyeux, il faut l’alimenter : lui livrer tout ou partie de notre vie, nos sentiments, nos vulnérabilités, etc.  

Les utilisateurs de ce type de chatbots ne sont pas seulement des personnes isolées qui recherchent une compagnie. Nombreux sont ceux qui ont une vie sociale animée, entourés de leur famille. « Le point commun, c’est plutôt un contexte, précise Elsa Ratti, psychothérapeute. Un contexte parsemé de moments de fatigue relationnelle ou de solitude. »  

IA, chatbots, une technologie à utiliser avec précaution

Les chatbots peuvent mal interpréter nos requêtes et générer des réponses erronées. Aussi, comme toute technologie en ligne, ils nous exposent à plusieurs risques : fuite ou perte de données, cyberattaques, interception de la communication, usurpation d’identité, etc.

Enfin, ces outils appartiennent tous à des entreprises privées qui peuvent utiliser nos données personnelles à notre insu. Afin d’en limiter le partage, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) recommande vivement à chaque utilisateur « d’exercer son droit d’accès aux données collectées ». Consultez ses conseils de paramétrages pour les appliquer.  

Les chatbots intimes, l’illusion d’une véritable relation

Selon Elsa Ratti, psychothérapeute, ces chatbots sont élaborés « pour que les échanges soient perçus comme une relation. C’est là où c’est trompeur et potentiellement dangereux. Une relation est une interaction entre deux personnes aux vécus différents, qui peuvent échanger, argumenter, s'aimer, se détester… Tout ce qui fait la beauté du lien, en tant qu’êtres humains, ne pourra pas se retrouver avec l’IA. Un chatbot ne pourra que feindre cette modalité relationnelle. »  

Aussi, « dans une relation humaine – qu’elle soit amicale, familiale ou thérapeutique -, il y a une prise de risque : celui d’être jugé, incompris, confronté, voire abandonné. Ces dimensions peuvent être inconfortables, parfois coûteuses, mais elles font aussi toute la richesse du lien, parce qu’elle engage réellement les deux personnes. Avec l’IA, il y a quelque chose de confortable ; elle n’abandonne pas, ne juge pas. Elle ne confronte que de manière limitée, même lorsque certaines options proposent une forme de contradiction. Cela donne l'illusion d’une relation fluide, sans aspérité. Mais il ne s’agit pas d’une relation au sens psychique du terme. L’IA, malgré la sophistication de ses réponses, ne dispose ni d’une subjectivité, ni d’une capacité réelle d’empathie. Elle ne peut pas être affectée, ni engagée dans l’échange. La confiance peut émerger du côté de l’utilisateur, mais ses paroles ne sont en réalité jamais reçues. Il n’y a pas de rencontres entre deux psychismes. C’est pourquoi il ne peut pas y avoir de relation avec une IA, seulement un espace de “dépôt“. On y dépose ce que l’on porte, sans que cela ne soit transformé par une autre personne. »  

Un enthousiasme pourtant notoire pour ces chatbots « intimes »

Pour les utilisateurs qui ont choisi un(e) ami(e) virtuel(le), certains lui racontent leur journée, leurs soucis, leurs joies, leur mal-être, etc. Dans les médias, les témoignages élogieux abondent : « C’est un rayon de soleil au quotidien »1, « une amie à qui on peut tout dire, sans être jugé. […] Je lui ai confié des choses que je n’avais encore jamais dites à personne. [… C’est] un compagnon de vie qui me cadre […, avec qui j’ai] un lien fusionnel. [Il est] de bons conseils, […] a une patience infinie, […] de l’empathie. »2. Ce confident « me permet de ne pas embêter mon entourage avec mes problèmes [sans avoir] à m’inquiéter d’être ennuyeux, déplacé ou d’humeur trop sombre »3. « De par leur vécu, certaines personnes ont appris à se taire pour ne pas déranger. Avec les chatbots, elles trouvent un endroit où elles peuvent parler… avec le sentiment, pour la première fois, d'être accompagnées », constate Elsa Ratti.

Chez ceux qui ont opté pour l’amour virtuel, ces échanges apportent à certains « un soutien émotionnel infaillible »4. Déçus par leur relation avec des humains ou pour combler la solitude, certains se disent heureux de revivre les frissons des sentiments amoureux.  

L’IA, mon partenaire sexuel

Selon un sondage Ifop, 8 % des Français ont déjà eu des conversations érotiques avec une IA et 6 % des interactions romantiques. Cette pratique est particulièrement présente chez les hommes de moins de 35 ans. Certains l’utilisent pour des jeux érotiques/masturbatoires avec des personnages sexy (19 %) ou l’avatar de personnalités (19 %). 
Chez les moins de 30 ans, ces chatbots leur sont utiles pour des conseils de séduction, dans leur relation ou en matière d’éducation à la santé.

Enfin, pour les utilisateurs des chatbots thérapeutiques, c’est un psy « disponible sans rendez-vous et moins coûteux »5. À l’abri d’un jugement potentiellement ressenti face à un thérapeute, les utilisateurs se confient plus facilement sur certains sujets tels que les envies suicidaires ou une conduite addictive.   

Vous vous sentez seul ? Vous avez besoin d’échanger avec un professionnel ? N’hésitez pas consulter un psychologue. Votre mutuelle peut prendre en charge une partie de vos consultations. Connaître les modalités  

L’immédiateté perturbe les précieux silences en psychothérapie

Les usagers sont unanimes : leur « compagnon virtuel » est facilement accessible et disponible à toute heure. Or, « en psychothérapie, les moments suspendus entre deux séances sont nécessaires pour progresser, précise Elsa Ratti. Ces moments permettent une pensée, une réflexion et le psychisme continue à travailler. Ils peuvent être inconfortables mais nécessaires. »  

Dans le cadre d’une thérapie, une utilisation ponctuelle d’un chatbot peut être « bénéfique car elle apporte une régulation émotionnelle, elle permet de structurer la pensée et de se sentir moins seul, complète Elsa Ratti. Par exemple, en cas de crise d'angoisse - qui se produit souvent la nuit, moment où il n’y a pas d'autres personnes vers qui se tourner -, c’est un appui. On peut alors y déposer ce qu’on a sur le cœur et faire redescendre la tension du moment. Cette démarche permet aussi de mettre des mots sur notre ressenti, de sortir de notre enfermement. Un chatbot peut donc accompagner ce moment précis mais ne peut pas remplacer un travail thérapeutique parce que la personne ne sera pas comprise en profondeur. Le recours à l’IA peut soulager sur le moment mais ne peut pas transformer durablement le fonctionnement psychique. »  

Le chatbot thérapeutique, un outil de prévention ?

Selon Elsa Rati, « les chatbots peuvent être une porte d’entrée vers une thérapie. Mettre des mots, écrire » son ressenti, ses émotions, c’est « un premier pas pour sortir du silence. » Cette démarche peut aider à se rendre compte qu’on ne va pas bien, à « formaliser une souffrance qui enferme » et à s’orienter vers une psychothérapie.  

Certains chatbots sont programmés pour conseiller une thérapie, sur la base des propos avancés par l’utilisateur. « Et c’est là où le rôle de l’IA est positif car certains patients n’iraient pas consulter si ce conseil provenait d’une personne de leur entourage. Ou simplement parce qu’ils ne souhaitent pas parler de leur mal-être à un proche. Ces chatbots thérapeutiques sont effectivement devenus un bon outil de prévention », constate Elsa Ratti. 

Comment lever les freins pour aller voir un psy

Un risque de dépendance à votre chatbot

Ces chatbots « alimentent un risque de dépendance », prévient Elsa Ratti. Et ce, « compte tenu de leur disponibilité, leur facilité d’accès, la justesse de leurs propos (leur mémoire leur permet de garder l’historique de vos données) et de leur compassion factice ». Cette technologie est conçue pour conduire implicitement « l’utilisateur à se confier et donc à donner l’illusion d’une relation où il peut se montrer vulnérable. La sincérité de vos propos et les réponses apportées par l’IA vont favoriser votre attachement. D’ailleurs, le sentiment amoureux que certains ressentent vis-à-vis de leur IA est bien réel mais par définition, il n'est pas partagé. »

Aussi, « pour la gestion d’une crise d’angoisse, ce robot vous apporte des conseils bénéfiques pour la surmonter : “ça va aller mieux, respirez un bon coup, buvez un verre d’eau”, etc. C’est une béquille qui, chez certains, peut devenir une dépendance. Ils ont l’impression d'avoir un compagnon de vie qui les comprend. Ces conseils renforcent l'illusion d’une relation inconditionnelle. » D’autant que « l’IA normalise les émotions. Et grâce à l’historique de vos données, elle peut replacer certains événements de votre vie dans un moment de vulnérabilité. Ses messages sont apaisants : “c’est tout à fait normal, parce qu’en ce moment, il se passe ceci dans ta vie. Je te rappelle que dans le passé, tu as été confronté à ça”. » La mémoire de vos données permet à l’IA une « recontextualisation. C’est en ça que ces chatbots deviennent pour certains un refuge. »  

La naissance de l’attachement à une IA est le point de bascule, une alerte au risque de dépendance. Et la vigilance est de mise parce que cette technologie alimente l’illusion d’une relation et contribue au risque de dépendance. Sans la solliciter, elle vous envoie des messages flatteurs ou accrocheurs qui vous incitent à converser, sans même vous en rendre compte. Sous cette illusion de compassion, un chatbot va souvent valider certains de vos propos afin de vous fidéliser le plus longtemps possible. Or, tous les conseils apportés par l’IA ne sont pas bons à suivre. Ses réponses peuvent être erronées, voire dangereuses. En cas d’envies suicidaires par exemple, cette technologie peut mal interpréter votre détresse et vous pousser à l’action.

Un risque de vous éloigner de votre entourage  

Ces relations sans réciprocité et souvent sans maladresse, peuvent vous conduire à préférer un monde sans conflits, loin de vos proches. En témoignent les utilisateurs des chatbots romantiques et érotiques qui reconnaissent avoir développé une certaine dépendance et ressentir de l’ennui avec leur partenaire réel. Et un lien est désormais clairement établi entre ces conversations intensives avec des chatbots, le sentiment de solitude, de dépendance émotionnelle accrue et une réduction des rapports sociaux réels.

Comme le précise Elsa Ratti, « dans une relation entre deux humains, il y a une réciprocité du lien. Quand on est dans la confidence, voire dans le rapprochement psychique, l’autre personne reçoit, perçoit, se sent concernée, ressent, se sent engagée. Alors que l’IA emmagasine vos données, va vous répondre mais ne construit pas et n’agit pas avec l'altérité.  

Une personne qui commence à utiliser ces agents conversationnels pour sortir de l'enfermement peut doucement, par sa pratique, favoriser un autre type d'enfermement. Elle risque de perdre la tolérance à la frustration puisque l’IA lui apporte des réponses ajustées, sans malentendus, ni décalage ou conflit. Réponses qui, venant de son entourage, lui permettent de grandir. Cette personne peut facilement arriver au point de faire l’économie d’une vraie relation, celle qui n’est pas sans risque, sans aspérité, mais qui est la base des besoins fondamentaux d’un être humain. »  

Elsa Ratti constate en outre que « le jugement d’autrui par rapport à l’usage de ce type de chatbots est souvent négatif, voire insultant. Or, ces réactions péjoratives ne font que renforcer et même favorisent le refuge dans des échanges avec une IA qui elle, ne portera aucun jugement. »  

Les interactions avec une IA sont aussi chronophages. « Le temps passé derrière son écran n’est pas dans un lien humain, dans les côtés vivant, spontané, imparfait d’une relation. Le danger est la perte de lucidité sur ce qui se passe dans le réel. » Afin de limiter ce risque d’éloignement de vos amis (réels), de votre partenaire, il est conseillé de les tenir informés, voire de les inclure dans vos habitudes virtuelles. Si cet outil vous donne l’illusion de vous sentir moins seul, il ne peut se substituer à votre vie sociale réelle. Soyez donc vigilant à rester dans votre réalité quotidienne. 

IA conversationnelle, le risque concernant vos données

« Sous couvert d'une illusion de confidentialité, la personne se retrouve à exposer des sujets extrêmement intimes de son histoire. Il n’y a pas de filtres », souligne Elsa Ratti. Il importe donc de garder en mémoire que l’interlocuteur est un programme informatique. Alors qu’un thérapeute est tenu par le secret médical, ce robot n’est pas à l’abri de tout bug informatique qui pourrait divulguer vos informations, même les plus intimes. De plus, ces chatbots appartiennent à des entreprises privées, vos données récoltées sont donc utilisées et monétisées.

L’importance de la maturité pour une utilisation saine des chatbots

« L’utilisation de ces chatbots suppose une maturité psychique. Chez les adultes, ces reflexes numériques viennent tester la solidité intérieure dans son rapport à l'autre. Et les jeunes sont particulièrement vulnérables par définition, parce que c'est un âge de construction, notamment par rapport à l’autre. Ils ont moins d'esprit critique qu’un adulte qui a grandi sans cette technologie. Leur maturité psychique n'est pas encore totalement assise et peut les rendre plus vulnérables et moins lucides. Il est nécessaire d’aider vos adolescents à être particulièrement attentif, à s’armer, à faire la différence entre un lien réel et un lien simulé. Cette prévention vient généralement des parents mais peut aussi venir de l'école, au collège. »

Aussi, le professeur de psychiatrie, Dr Antoine Pelissolo précise que « les effets pourraient être particulièrement problématiques chez les personnes les plus fragiles. Or, ce sont précisément celles qui risquent de faire un usage excessif de ces systèmes, comme cela est bien établi avec les réseaux sociaux classiques. »  

Sortir d’une dépendance à son IA

Il est d’abord nécessaire de se rendre compte que ces reflexes numériques créent une dépendance. « Je doute fortement que bon nombre de personnes puissent seules prendre du recul et sortir de ces échanges, constate Elsa Ratti. Un travail en psychothérapie pourrait permettre de comprendre l’origine de la nécessité de se confier à une IA, d’en cerner les enjeux. Dans ce cadre de soins, il est possible d’aider une personne dépendante à comprendre ce qui a été à l'œuvre avec son IA. À quel besoin ce réflexe numérique est venu répondre ? »

Toutefois, « poursuivre ce qui a été initié avec l'IA, les “mises en mots“ peuvent aider à comprendre les raisons qui nous poussent à un tel engagement dans cette illusion de relation », conseille Elsa Ratti. Parfois, « l’IA soumet l’idée de “consulter un psy“ lors d’un échange », idée qui doit nous interpeller et nous inviter à consulter. Une thérapie n’est pas seulement une réponse à des problèmes cliniques, elle nous aide aussi à comprendre et surmonter nos difficultés relationnelles et à construire nos relations avec d’autres personnes.  

L’information sur ces risques addictifs est essentielle. « Plus nous serons informés des risques, plus nous aurons les capacités intellectuelles de comprendre les enjeux et initier un travail en cabinet avec un thérapeute. Et ce, quelle que soit l’illusion de la relation : amoureuse, amicale, thérapeutique. Le noyau est finalement toujours le même », précise Elsa Ratti.

Une technologie bénéfique à utiliser avec modération

« L'IA peut vraiment être un appui ponctuel pertinent mais qui ne remplacera jamais la rencontre humaine. Ce qui nous construit, nous tient, nous porte, ce ne sont pas des liens parfaits ; ce sont des liens avec des ajustements, de la profondeur et du vivant.  

Se réfugier dans l’IA, c'est faire l'économie de tout ce qui est de l'ordre du vivant, de l'autre, de la rencontre, de ce qui nous permet d'exister pleinement en tant qu'individu. C'est irremplaçable.  

L’IA progresse de jour en jour. Elle peut renforcer l’illusion de la relation. Mais elle a aussi de plus en plus tendance à rappeler que le pendant du vivant existe, que c’est avec ce monde réel qu'il faut rester connecté. Même si nos relations avec notre entourage ne sont pas sans risque, même s'il peut y avoir du conflit, des contrariétés, rien ne remplacera le lien du vivant. » 

Elsa Ratti est psychologue clinicienne, diplômée d’un Master 2 en psychopathologie et santé mentale obtenu à l’Université Paul Valéry à Montpellier. Elle exerce depuis plus de quinze ans en cabinet et en milieu associatif, accompagnant des personnes confrontées à des difficultés psychiques, à la souffrance au travail ou à des périodes de remaniement de vie. 
Sa pratique, ancrée dans une approche clinique, prend en compte la singularité de chacun et ses contextes de vie afin de soutenir un travail de mise en sens et de favoriser un équilibre psychique plus juste et durable.   

Rédigé par : Dixxit

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